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lundi 27 juin 2022
DomicilePolitiqueConjoncture : L’ombre de la IIe République plane actuellement

Conjoncture : L’ombre de la IIe République plane actuellement

« Copier-coller », deux républiques, même discours et mêmes décisions.

Deux républiques en arrière. Le contexte socio-économique mais surtout diplomatique rappelle celui de la Deuxième République.

Diplomatie. Dans un contexte de Guerre Froide, affrontement par pays interposés entre l’Union Soviétique et les Etats Unis, Madagascar a choisi le camp des non-alignés, malgré que le pays a choisi, depuis 1976, le model socialiste (à la malgache). Colombo, du 16 au 19 août 1976, ou encore La Havane, du 3 au 9 septembre 1979, Madagascar a affiché fièrement son appartenance à cette grande famille des non-alignés tout en profitant de l’aide de Moscou et des soutiens de Pyongyang.

Cela s’inscrit dans une logique d’une diplomatie « tous azimuts », écrit noir sur blanc dans le « livre rouge » et repris fièrement par le régime Rajoelina. Le 1er mars dernier, le Premier ministre Christian Ntsay que « nous Malgaches, avons choisi de travailler avec tous les pays ». Une position qui a été consolidée par un communiqué de la Présidence datant du 3 mars. « Madagascar prône, en toutes circonstances, les voies et moyens pacifiques à tout différend et ce en attachement à notre tradition de non-alignement…», a souligné le communiqué. 46 ans après, la politique diplomatique de l’Amiral n’a pas pris une seule ride. « Quelque part, on trouve une certaine similitude avec la politique adoptée par l’ancien Chef d’Etat Didier Ratsiraka qui a opté pour le « Non-alignement » dans la guerre qui opposait les deux superpuissance à l’époque et celle du Président actuel », a d’ailleurs souligné Tatiana Deyrius, historienne dont les recherches se portent sur la période de la Deuxième République.

Crise. Le deuxième mandat de Didier Ratsiraka était marqué par une situation socio-économique très difficile. À partir de l’année 1982, les Malgaches ont vu leur niveau de vie s’effondrer. La crise a atteint son summum dans la deuxième partie des années 1980, conjuguée avec les conséquences de l’application du Programme d’Ajustement Structurel. Le groupe Lolo sy ny Tariny a amplement décrit cette situation dans leur titre « Maria Kantisoa » et les queues devant les bureaux de « fokontany » pour quelques gobelets de riz, du savon et d’huile. Le régime Ratsiraka s’est défendu en prenant le contexte international comme source de tous les maux que le pays a connu, la chute du prix des matières premières sur le marché international à partir de 1981 et 1982 et les conséquences de la guerre froide.

Maintenant, on conjugue le présent au passé des composés. Devant une hausse de prix et une inflation galopante, les défenseurs du régime et les membres du gouvernement sortent une fois de plus la carte du contexte international pour expliquer leurs incapacités à trouver des solutions sur les problèmes socio-économiques. Après la crise de la Covid-19, la guerre en Ukraine devient leur leitmotiv. « On relève aussi le même discours quant à l’explication de la crise socio-économique qui frappe le pays : le contexte international. Une explication qui, certes, est vraie mais ne devrait pas pour autant occulter une mauvaise politique intérieure du « Fanjakana », a continué Tatiana Deyrius. Et cela sans parler de la ressemblance des décisions prises comme le « Tsaky pop » et le « Kaly tsinjo ».

Julien R.

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