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lundi 27 juin 2022
DomicileÀ lireAnalakely : Risque de tamponnement entre taxis-ville et taxis motos

Analakely : Risque de tamponnement entre taxis-ville et taxis motos

Les consignes de l’OMC sont claires.

Les motos-taxis et les taxis-ville comptent assiéger la ville aujourd’hui. Un risque d’affrontement est à craindre. 

Les prestataires de transport public vont tenir des manifestations aujourd’hui dans la capitale. Il s’agit notamment des taxis-villes et des motos-taxis. Ces derniers, qui veulent décrocher le feu vert de la municipalité pour pouvoir opérer formellement dans la ville, comptent faire une « démonstration » dans les rues de la capitale. La manifestation est autorisée par la préfecture et une ruée de motards pourrait inonder certains axes dans la ville. Ils sont plusieurs centaines à vouloir manifester. La rue a été choisie par ces derniers pour faire du lobbying en faveur de ce type de transport qui fait déjà mouche dans plusieurs villes africaines. Toutefois, la formalisation de ce métier qui a toujours fait débat au niveau des dirigeants de la commune urbaine est fortement contestée par les taxis-villes. Ces derniers, qui se comptent par milliers, comptent aussi faire entendre leur voix dans les rues aujourd’hui. 

Liberté d’expression. Les taxis-ville, quant à eux, veulent aussi manifester. Mais la préfecture s’y oppose. « Aucune demande allant dans ce sens n’est parvenue à notre niveau », a affirmé, hier, le préfet de police d’Antananarivo, Angelo Ravelonarivo. Pour ce dernier, le mouvement des chauffeurs de taxis n’a aucune autorisation légale et ne devrait pas avoir lieu. Pourtant, les manifestants affichent leur détermination. « Nous allons faire valoir notre droit le plus fondamental relatif à la liberté d’expression », a lancé Clémence Raharinirina, présidente de l’association des taxis de la ville d’Antananarivo. Elle est convaincue que « le mouvement agit en toute légalité ». En plus, « nous avons déjà adressé des lettres d’informations aux départements en charge de la sécurité leur demandant un soutien », a affirmé hier cette leader du mouvement. En tout cas, « loin de nous l’objectif de créer un trouble dans la ville », a soutenu cette conseillère municipale. 

Réunion d’urgence OMC. Compte tenu de la divergence qui se creuse entre les partisans des deux types de transport, le risque d’affrontement s’accroît. Une fois de plus, le centre-ville pourrait être victime d’une tournure dangereuse qui plane derrière le mouvement des taxis-ville et des motos-taxi. Une réunion d’urgence de l’organe mixte de conception (OMC) dirigé par le préfet de police a été organisée hier dans la matinée pour aborder le sujet. Les autorités sont fermes. « Nous allons procéder immédiatement à l’arrestation en cas de manquement aux dispositions légales », a averti le préfet de police d’Antananarivo. Et les taxis-ville sont particulièrement dans le collimateur des autorités. « Les taxis-ville n’ont demandé aucune autorisation au niveau de la préfecture », a-t-il affirmé, hier, ils risquent, à cet effet, de se heurter à l’intransigeance des forces de l’ordre. Ces dernières sont mobilisées aujourd’hui dans le centre-ville, au niveau de l’avenue de l’Indépendance, ainsi que dans les environs de Behoririka. 

Rija R.

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