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lundi 27 juin 2022
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Carburant pour la Jirama : Nouvelle réquisition de l’Etat par crainte d’une explosion sociale

La Jirama n’a rien à craindre pour ses factures impayées, contrairement à ses abonnés.

Il y a de l’électricité dans l’air avec la bataille judiciaire et financière opposant la Jovena et l’Etat malagasy.

Bis repetita. Pour la seconde fois, la Jovena n’a pas obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat qui vient de nouveau d’opposer une fin de non recevoir à la demande de sursis à exécution de la réquisition de l’Etat malagasy ordonnant à la compagnie pétrolière de livrer du fuel lourd à la Jirama.

Ordre public. La première fois, c’était lors de l’audience du 08 octobre 2021. Le Conseil d’Etat a invoqué des motifs d’ordre public et d’urgence pour refuser la suspension de la livraison de 20.000 m3 de fuel lourd à la société d’Etat, afin d’éviter une explosion sociale en cas de rupture générale de l’alimentation en électricité et de l’approvisionnement  en eau par la « Jiro sy Rano Malagasy ».

Arriérés. Six mois après, le Conseil d’Etat n’a pas toujours statué sur le fond(s) par rapport à la requête en annulation formulée par la Jovena à qui la Jirama devait à l’époque, des arriérés d’environ 1 milliard ariary. À cause de ces impayés, le fournisseur de faire savoir qu’il n’a plus les moyens d’importer le carburant dont la Jirama a besoin. Ce qui l’amène à demander encore le sursis à exécution de la nouvelle réquisition du ministère de l’Energie et des Hydrocarbures agissant au nom et pour le compte de l’Etat malagasy, dans le cadre d’un acte de prérogative de puissance publique dicté par l’intérêt général.

Mise en garde. Pour les mêmes raisons d’ordre public et d’intérêt général, le Conseil d’Etat a débouté mercredi dernier la Jovena de sa demande de sursis à exécution de la nouvelle réquisition pour la livraison de carburant à la Jirama. Laquelle n’a à priori pas les moyens d’honorer ses impayés puisque le coût de production de l’électricité est élevé par rapport au prix de vente du KWh à ses abonnés. Ces derniers sont, au contraire, tenus de payer leur consommation jusqu’à la date limite indiquée sur leurs factures, sous peine de voir l’électricité et l’eau coupées par la Jirama. Sans pouvoir compter sur une quelconque réquisition de l’Etat…providence qui a mis en garde, par le biais du ministre de tutelle,  les compagnies pétrolières contre toute velléité de ne pas importer du carburant. En somme (au propre comme au figuré) le courant passe mal entre l’Etat et les pétroliers qui ne carburent pas de la même manière. Qui plus est, avec les effets prévisibles de la guerre en Ukraine contre lesquels il n’est pas évident de procéder à des réquisitions ou obligations.

R.O

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