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lundi 5 décembre 2022
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Lutte contre la corruption : Aimé Rasoloharimanana, Directeur Général de l’Agence de Recouvrement des Avoirs Illicites

Le budget de l’ARAI est déjà prévu dans la Loi de Finances Initiale 2022, il ne restait plus qu’à nommer le DG.

Avec la nomination du DG de l’ARAI, l’affaire est dans le …SAC

PAC. Sur les trois noms proposés par le Comité pour la Sauvegarde de l’Ethique (CSI) pour le poste de Directeur Général de l’Agence de Recouvrement des Avoirs Illicites (ARAI), le président de la République a choisi celui d’Aimé Rasoloharimanana. Magistrat de son état, il était président du Pôle Anti-Corruption (PAC) du premier degré d’Antananarivo. Lors de l’inauguration de cette juridiction le 15 juin 2018, il a fait part de sa volonté et de sa détermination à lutter contre la corruption. « Voilà pourquoi j’ai intégré cette juridiction », a-t-il déclaré.

111 milliards Ar. Quatre ans après, enfin presque, il est nommé hier DG de l’ARAI, l’organe en charge du recouvrement, de la conservation et de la gestion des biens saisis ainsi que la consignation de la contrevaleur des biens aliénés dans le cadre d’une procédure judiciaire liée à des détournements de biens et de deniers publics. La première mission du DG, nouvellement nommé, concerne les 111 milliards ariary en attente de recouvrement, en exécution des décisions rendues par le PAC. Une somme faramineuse révélée le 21 avril dernier par le CSI pour qui le fait de ne pas nommer le DG de l’ARAI ne permettait pas à cet organe du Système Anti-Corruption (SAC) d’être opérationnel.

Signal fort. Le blocage est désormais levé avec la nomination hier du DG de l’ARAI par le président de la République, à l’issue de ses entretiens avec les trois candidats au poste. Une nomination qui constitue un signal fort par rapport à la lutte contre la corruption préconisée par les bailleurs de fonds, pour ne citer que le Groupe de la Banque mondiale dont le président David Malpass a recommandé au numéro Un malgache de renforcer la lutte contre la corruption, lors de son récent déplacement à Washington. 

Hauts emplois. Trois semaines après, la nomination du DG de l’ARAI témoigne de la volonté du régime de lutter contre la corruption et les détournements de biens et de deniers publics. Sous peine pour Madagascar de figurer dans la liste noire du Groupe d’Action Financière ou « Financial Task Force », un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Aimé Rasoloharimanana se trouvait hier en tête de la série de nominations aux hauts emplois de l’Etat, entre autres des Directeurs centraux et régionaux de différents ministères ainsi que de représentants de l’Etat au niveau des Collectivités Territoriales Décentralisées dont des préfets et des chefs de district.

R.O

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3 COMMENTAIRES

  1. Il était sous pression de partout sinon il n’aurait pas nommé un de ces candidatures dans les règles de l’art . Ces manœuvres dilatoires sont une honte pour le pays et espérons seulement que cet heureux élu aura les coudes franches pour être surtout le relai efficace du parquet national Français car la procédure  » blanchiment de fraude fiscale  » est toujours en cours pour l’oligarque intouchable de ce pays contrairement à ces affirmations à la presse . On ne désespère pas parce qu’il a fallu bien des années pour traquer les biens mal acquis en France des enfants d’Omar BONGO !

  2. Ce parrain fait la pluie et le beau temps au palais dans toutes les décisions à caractère économique surtout pour les investissements. Il est temps de le mater car c’est un vrai rapace dont la prédation est la marque de fabrique de ce régime . Les 111 milliards d’ariary évoqués ne représentent que dalle par rapport à ses blanchissements .

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