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vendredi, mai 20, 2022
DomicilePolitiqueOpposition : « Concertation nationale pour éviter des troubles »

Opposition : « Concertation nationale pour éviter des troubles »

« On a besoin d’un apaisement politique … avant l’élection », indique le RMDM.

Tout s’accélère. Les fauves sont lâchés et les offensives sont déjà lancées sur tous les fronts, surtout pour les deux camps du deuxième tour de la dernière présidentielle. Devant ce contexte politique bouillonnant, le RMDM affirme et réaffirme le besoin d’une concertation nationale avant la tenue de la prochaine présidentielle.

L’un des leitmotivs du rassemblement des partis de l’opposition sous la bannière du Rodoben’ny Mpanohitra ho an’ny demokrasia eto Madagasikara (RMDM), reste la concertation nationale. Elle sera organisée dans l’objectif de bien préparer les élections à venir surtout concernant le code électoral. Durant une réunion organisée hier à Bel ‘air, les responsables de la plateforme ont réitéré ce besoin. « Pour éviter tout trouble, il faut s’entendre sur comment vont se dérouler l’élection, et organiser une concertation nationale pour cela », a-t-on indiqué. 

Une option déjà mise sur le tapis par le parti Tiako i Madagasikara (TIM) de l’ancien président Marc Ravalomanana. Rina Randriamasinoro, secrétaire général du parti  a, d’ailleurs, déjà indiqué cette position en marge du grand rassemblement des responsables du RMDM à Fianarantsoa le 23 avril dernier. Il a ainsi souligné que « le parti Tiako i Madagasikara a deux objectifs pour cette année, l’organisation d’une concertation nationale et la préparation à l’élection ». « On a besoin d’un apaisement politique, écologique, social et surtout économique avant  l’élection. Nous ne méritons plus des troubles pré- ou postélectoraux »,  ont-ils continué. 

HCC et CENI. Les membres du RMDM renvoient la balle dans le camp de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). « Réunir les politiciens n’est pas la solution même si la HCC le pense ainsi », continuent-ils. Marc Ravalomanana a déjà donné ses réactions durant l’atelier organisé par la HCC, vendredi dernier, sur le thème « séance d’information et de sensibilisation sur le cadre légal relatif aux élections ». Selon lui « la HCC est le garant de la « stabilité politique », du développement et de l’ordre dans le pays. Vous êtes censés à respecter la loi et pouvez juger si vous avez respecté la Constitution », a-t-il indiqué. 

La commission  Electorale Nationael indépendante (CENI), chargée d’organiser toutes les opérations électorales, n’a pas échappé à la foudre du RMDM. « Nous nous adressons également dès maintenant aux membres de la CENI. Vous devriez réajuster votre comportement », continuent-ils.  Une interpellation qui fait référence, probablement, à la demande d’une refonte de la liste électorale que les partis de l’opposition ont toujours martelée.

Gouverneur. L’un des sujets évoqués par le RMDM lors de cette réunion concerne également le statut des gouverneurs. Les responsables de la plateforme n’ont pas mâché leurs mots. « Nous demandons à la HCC de démettre tout de suite les Gouverneurs parce que c’est anticonstitutionnel », ont-ils indiqué. Cette question a été maintes fois scandée dans le camp de l’opposition mais aucune réaction de la part de la HCC. « Si les membres de la HCC ne prennent  pas de décisions, nous les considérons comme des complices. Et cela remettra en cause notre confiance envers cette institution », soulignent-ils. Reste à savoir si la HCC écoutera cette requête à presque une année de la présidentielle pendant laquelle les gouverneurs, majoritairement MAPAR, auront forcément des rôles à jouer.  

Julien R. 

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