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lundi 8 août 2022
DomicileCultureLittérature : Taratasin’i Zaman’i Jao, une réédition s’impose

Littérature : Taratasin’i Zaman’i Jao, une réédition s’impose

Taratasin’i Zaman’i Jao, le livre de la vie.

C’était un déclic pour lui, lorsque le producteur et réalisateur José Rakotobe a fait une analyse de son livre Taratasin’i Zaman’i Jao. En essayant  de décortiquer  les mots écrits par l’auteur, qui n’est autre que Momo Jaomanonga, Rakotobe a éveillé les adeptes de la littérature malgache.

En effet, le malgache est une langue vivante. Une langue qui a perduré, et continue de persister. Elle ne s’est pas faite phagocytée par la langue étrangère bien que celle-ci gagne du terrain, même au fin fond de la brousse.

Suite à l’analyse du producteur, les convaincus de la littérature malgache ont demandé à l’auteur de rééditer le livre Taratasin’i Zaman’i Jao. Momo Jaomanonga, poète-écrivain, un jeune littéraire du Sakalava du nord,  s’inspire de faits réels. Le livre relate la réalité à Madagascar en général, en particulier dans la région septentrionale de l’île. Le livre est toujours d’actualité.

Taratasin’i Zaman’i Jao est le récit d’un Malgache désargenté, voulant accéder à  une vie meilleure. Il quitte sa ville natale pour aller à Mayotte qu’il considère comme un « Eldorado ».  Mais une fois qu’il débarque sur l’île, il s’aperçoit que la terre d’accueil avait les mêmes difficultés que son pays d’origine.    

Engagé, Momo Jaomanonga raconte d’une manière subtile et avec finesse la réalité à Madagascar. Cependant, les rimes sont incisives. Pointue est sa plume !  

L’écrivain est un intellectuel qui utilise les mots pour faire réfléchir la société. Il ne peut se taire face aux injustices de la vie.  L’écrivain est obligé de prendre position. « Il est le gardien des principes éthiques, et pour ce faire, son langage et sa pensée prennent leur origine dans les configurations problématiques du monde dans lequel il vit. Il ne peut en être autrement ».

Un écrivain, parce qu’il se veut engagé, observe  la société  avec lucidité et le juge sans nuance.  Son devoir devient ainsi une sorte d’impératif scripturaire à remplir dans une dimension purement critique.  Momon Jaomanonga  répond  à  ces critères. 

Comme tous les artistes, Momo Jaomanonga est conscient que la tradition et les us et coutumes sont la clé du développement d’un pays comme Madagascar. « Il faut porter haut notre culture », a-t-il ajouté. Dans ses œuvres, on relève de temps en temps les anciens termes du vocabulaire « sakalava ». « J’utilise des mots anciens dans mes écrits, car c’est mon devoir de faire connaître des expressions rarement utilisées pour  les jeunes Malgaches ». 

Son premier poème, Momo l’a écrit alors qu’il n’avait que 10 ans. « L’alcool et le Sida étaient mes premières  rimes », dixit le rhétoriqueur. À l’époque, il était invité à la radio « Hafaliana » d’Ambanja pour la lecture de ses poèmes. Dès lors, le petit Momo effectue des études personnelles pour se perfectionner. Donc, il n’a cessé de griffonner. Il s’inspire des proverbes et maximes de sa région. Membre du comité d’organisation du concours culturel « Famohazamandrin’ny bemazava » en 2018, Jaomanonga est désormais membre de l’association des écrivains et poètes de Madagascar depuis le mois de mars.

Iss Heridiny

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