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lundi 15 août 2022
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Enlèvement de jeunes filles : Psychose à Tana, une cellule mixte d’enquête créée

Les avis sont divisés sur les éventuels mobiles du crime mais les faits sont là : des jeunes enlevées puis apparemment droguées. Une enquête approfondie s’impose…

Les inquiétudes des parents et des universitaires ont gagné un plus haut degré. Hier, une vidéo publiée en direct par la famille de Maya Goulamaly, la jeune universitaire et non moins la fille d’un officier des forces de l’ordre, a fait le buzz sur les réseaux sociaux. « Elle vient d’être retrouvée du côté de la cité des 67 hectares, étant introuvable depuis deux jours. Elle n’est qu’à moitié consciente et comporte une blessure sur le bras. Encore sous le choc, elle pleure et ne reconnaît presque personne. Traumatisée, elle est effrayée à la vue de gens », a expliqué sa sœur. La vidéo a été prise dans une voiture qui l’emmenait d’urgence à l’hôpital. Maya était en compagnie de sa mère et de sa sœur. Toujours hier, la police nationale a émis un communiqué sur la mise en place d’une cellule mixte d’enquête auprès de leur département. Elle est composée par des limiers du service de lutte contre la cybercriminalité, de la brigade criminelle et de la police des mœurs, et de la protection des mineurs. De sources proches de cette cellule spécialisée, les enquêteurs sont maintenant sur trois dossiers différents notamment les cas d’enlèvements qui se sont succédé durant deux jours. 

Mobile du crime. La bonne nouvelle, toutes les victimes sont maintenant retrouvées et ont pu rejoindre leur famille respective. Mais au-delà des retrouvailles, les enquêtes se battent tambour battant à Anosy, dans les locaux de la police. Les limiers tentent de trouver le vrai mobile du crime et aussi les auteurs. De sources informées, la plupart des victimes auraient été enlevées puis droguées. Raison pour laquelle elles ont été retrouvées à moitié inconscientes. En se référant aux mêmes sources, du moins pour les trois derniers cas enregistrés, il n’y a eu aucun acte d’agression sexuelle. Bien que l’une des jeunes filles a été retrouvée à moitié nue à Ambatofotsy, elle n’a pas été violée, nous a-t-on confié. Aussi, ces faits ne s’apparentent-ils pas à des actes de kidnappings puisqu’il n’y avait sur l’ensemble du dossier, aucune demande de rançon. 

Modus operandi. Aussitôt alerté par la découverte de Maya Goulamaly, le ministre de la Police est venu sur place à l’hôpital militaire. « Le plus important est de savoir que la victime a été retrouvée sauve. Certes, il est difficile d’avoir l’esprit tranquille face à cette série noire d’enlèvements. Je lance un appel au calme à l’endroit des parents car nous sommes sur le front. Pour avancer dans nos enquêtes, nous sollicitons la collaboration de nos compatriotes pour nous renseigner sur des cas inhabituels, que ce soit des voitures ou des personnes suspectes. C’est le moyen le plus efficace de mettre la main sur ces malfaiteurs, fauteurs de troubles », a déclaré le patron de la Police nationale. Pendant déjà quelques jours, une forte présence policière a été remarquée devant l’accès de plusieurs écoles dans la capitale. Idem pour les arrêts de bus très fréquentés par les lycéens et universitaires. Ces dispositifs semblent amener les criminels à changer de modus operandi. Ils utilisent des voitures pour enlever leurs cibles. On parle de 4X4 noires avec des vitres teintées. Bien que cette affaire ait généré une psychose généralisée, certains observateurs trouvent qu’il pourrait s’agir d’une manœuvre de diversion politique malsaine. Du remenabilisme, selon eux ?  

D.R

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