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vendredi 12 août 2022
DomicileSociétéInsécurité alimentaire dans le Sud : Situation aggravée, 1,68 millions de personnes touchées

Insécurité alimentaire dans le Sud : Situation aggravée, 1,68 millions de personnes touchées

Les districts les plus touchés par cette insécurité alimentaire sont pour la plupart des districts du Grand Sud (à l’exception de Toliara 2, Betroka et Taolagnaro classés en Stress (Phase 2 de l’IPC) et, exceptionnellement, cinq des six districts analysés pour le Grand Sud-Est. Dans cette zone, seul le district de Vangaindrano apparaît faiblement touché par l’insécurité alimentaire.

Le cadre intégré de la classification alimentaire ou analyse IPC de l’insécurité alimentaire aiguë, avril 2022-mars 2023, annonce la couleur. Le Sud-Est et le Grand Sud du pays connaissent une situation d’insécurité alimentaire alarmante. Pour les régions du Grand Sud, la situation actuelle semblerait pire que celle attendue lors de la projection faite grâce à l’analyse de novembre 2021. «En effet, lors de l’analyse de novembre 2021, 31% de la population était estimée en insécurité alimentaire élevée (Phase 3 de l’IPC ou plus) sur la période de mai-août 2022, contre 33% pour la période d’avril-août 2022 actualisée dans la présente analyse», peut-on lire dans le document. Soit, «1,68 million de personnes classées en insécurité alimentaire aiguë élevée (Phase 3 de l’IPC ou plus), et notamment 32% de la population analysée dont 189 000 personnes en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) et 1,5 million en Crise (Phase 3 de l’IPC)». Le document interpelle également en faisant savoir que «l’analyse actuelle considère l’assistance alimentaire, ce qui n’était pas le cas lors de l’analyse de novembre 2021 (pour la période projetée)». Le rapport IPC publié le 30 mai dernier fait également savoir que «cette situation est la résultante d’une conjugaison de différents facteurs incluant: les dégâts des cyclones, la succession de deux années de sécheresse engendrant de faibles récoltes et l’amenuisement des moyens d’existence des populations». Selon ce document, «en plus d’être insuffisante, la pluviométrie s’est avérée mal répartie dans le temps et les récoltes des régions du Grand Sud ont également subi les dégâts des prédateurs». Les régions du Sud connaîtraient aussi une inflation généralisée depuis la crise de Covid-19. Une situation exacerbée par le début de la guerre en Ukraine, rajoute le rapport.

Descendant. La situation serait autre pour les personnes en situation d’urgence (phase 4 de l’IPC). Selon ce rapport, «la proportion serait passée de 6% pour la période mai à août 2022 projetée lors de l’analyse de novembre 2021 à 4% sur la période courante de l’analyse actuelle». Par ailleurs, la situation serait disparate en fonction des districts. Une détérioration entre les deux analyses aurait été observée pour Bekily et Betioky. Les proportions des personnes en insécurité alimentaire élevée seraient passées de 35% à 55% pour le premier tandis qu’elles sont passées de 15% à 35% pour Betioky. La tendance serait à l’amélioration pour Amboasary et Tsihombe. «Les proportions des personnes en phase 3 de l’IPC (crise) ou plus passant respectivement de 55% à 40% et de 50% à 30%», peut-on lire dans le document. «Une amélioration probablement imputable à des conditions climatiques meilleures que celles anticipées en novembre 2021 et pour le district d’Amboasary, aux niveaux d’assistance humanitaire reçue», précise le rapport. 

Recueillis par José Belalahy

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