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vendredi 12 août 2022
DomicilePolitiquePrésidentielle de 2023 : Candidat de consensus impossible pour l’opposition

Présidentielle de 2023 : Candidat de consensus impossible pour l’opposition

A l’allure où vont les choses, l’opposition sera en ordre dispersé pour affronter les urnes. 

La course à la Magistrature suprême est complètement lancée. A un an et demi de ce rendez-vous, tous les états-majors politiques, pouvoir comme opposition, sont en plein préparatifs pour la précampagne. Cette fois-ci, le combat promet d’être houleux. Mais au vu de la situation actuelle sur le terrain, l’on est plus ou moins sûr que l’opposition ne parviendra pas à présenter un candidat unique, ou un candidat de consensus (c’est selon) pour affronter l’actuel président Andry Rajoelina qui lui, prévoit certainement de briguer un second mandat pour pouvoir parachever son Plan Émergence Madagascar. Marc Ravalomanana, président du Tiako i Madagasikara, Hery Rajaonarimampianina, président du Hery Vaovao hoan’i Madagasikara et Siteny Randrianasoloniaiko qui s’autoproclame candidat des côtiers et des cinq autres provinces, ont déjà affiché leurs ambitions et leur détermination. Tous, ont exprimé et continuent d’exprimer leur désir de porter les couleurs de leur parti respectif lors de l’élection présidentielle de 2023. Et ce, même si pour l’instant, ils s’efforcent de donner l’image d’une opposition unie et soudée. Pourtant, nul n’ignore qu’il s’agit d’une union éphémère. Une alliance contre nature dont l’objectif commun est de renverser et/ou de fragiliser le pouvoir d’Andry Rajoelina. D’où la démarche de réclamer à tout prix la tenue d’une concertation nationale. En quelque sorte, l’opposition souhaite remettre sur le tapis l’option des mouvances politiques que la Communauté internationale a imposé durant la crise 2009.

Aucune concession. Pas plus tard que samedi dernier lors de la célébration du 20e anniversaire du parti Tiako i Madagasikara qui s’est tenue au Magro Behoririka, l’ancien président Marc Ravalomanana a clairement affiché sa soif de revenir au pouvoir. Âgé actuellement de 73 ans, le numéro Un de l’Empire Tiko se dit détenir des solutions pour développer le pays. Il a également dénoncé l‘intimidation à son encontre, notamment le fait qu’il ait été placé en résidence surveillée à Antsiranana lors de son retour d’exil en 2014. Nul n’ignore pourtant que c’étaient les tenants du pouvoir HVM qui avaient pris cette décision contre lui. Apparemment, Dada reste conscient qu’à 73 ans, la Présidentielle de 2023 sera décisive pour lui car ce sera sa dernière chance avant de prendre définitivement sa retraite politique. Rien que pour cela, il doit se présenter coûte que coûte et n’acceptera de faire aucune concession.

Embuscade. Pour sa part, l’ex-président Hery Rajaonarimampianina se prépare aussi pour revenir au pouvoir. Il a récemment fait son come-back politique en exprimant officiellement sa détermination. Et ce, même si pour l’heure, ses compagnons de lutte, à l’exemple de l’ancien président du Sénat Rivo Rakotovao et l’ancien Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana n’affichent pas clairement leur… jeu. De leur côté, certains candidats considérés comme les outsiders potentiels attendent en embuscade. Il s’agit entre autres, de Hajo Andrianainarivelo qui, selon les informations, aurait commencé à renouer contact avec Marc Ravalomanana, Siteny Randrianasoloniaiko, ou encore Roland Ratsiraka qui, comme à son habitude, sera bel et bien présent à cette élection même s’il est plus ou moins sûr qu’il ne gagnera pas. Leur objectif est de jouer le report de voix afin que lors d’un éventuel second tour, on pourrait mettre en place un bloc uni contre le candidat du pouvoir. En tout cas, ce qui est sûr c’est que l’opposition sera en ordre dispersé pour affronter les urnes en 2023.

Davis R

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