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jeudi 18 août 2022
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DomicileSociétéSachet en plastique : Quid de l’efficience du décret 2017-010 ?

Sachet en plastique : Quid de l’efficience du décret 2017-010 ?

Les ordures ménagères sont composées de beaucoup de sacs et sachets en plastique.

Le décret 2017-010 interdit la production et la commercialisation des sacs et sachets en plastiques de moins de 50 microns d’épaisseur dans tout le territoire malgache.

La Journée mondiale sans plastique, hier 3 juillet 2022, renvoie à l’effectivité et à l’efficience du décret interdisant la production et la commercialisation des sacs et sachets en plastique à Madagascar. Ces produits font pourtant actuellement partie des outils incontournables des Malgaches au quotidien. En effet, les sacs et sachets en plastique sont consommés journalièrement, que leur épaisseur soit inférieure ou non à 50 microns. Objets élémentaires du quotidien d’un Malgache qui se respecte, le sac et sachet en plastique ne semble pas être prêt à être remplacé par d’autres produits comme les sacs en papiers ou en raphia malgré les efforts d’entreprises ou organismes oeuvrant dans le cadre de la sauvegarde de l’environnement. Il conviendrait de noter que l’élaboration de ce décret rentre dans une tentative de correction de tir de la part du ministère de l’Environnement et du Développement durable en interdisant l’utilisation dans le territoire malgache de tous les sachets de moins de 50 microns qu’ils soient biodégradables ou non, bioplastiques ou non, avec ou sans poignées, avec ou sans bretelles.

Délais. L’application du décret 2017-010 impliquait également pour les commerçants d’écouler leurs sacs et sachets en plastique inférieurs ou égales à 50 microns jusqu’au 31 mars de l’année 2017. Si l’enjeu était d’informer et de sensibiliser la population pour éviter les rechutes ou encore les réticences quant à l’importance d’attribuer une attention particulière à la cause environnementale, le basculement ne s’est pas fait. Les sacs et sachets en plastique pullulent partout sans que personne ne se soucie du décret interdisant leur commercialisation et leur utilisation. Il suffit juste de parcourir les marchés du pays pour s’en rendre compte. Jusqu’ici, aucune information sur la question n’émane du ministère en charge de l’Environnement et du Développement durable. Se poser la question sur l’effectivité des lois en est légitime.

José Belalahy

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