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lundi 8 août 2022
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Malnutrition chronique à Madagascar : 4 enfants sur 10, âgés de moins de 5 ans, souffrent de retard de croissance 

Un programme décennal, financé par la Banque mondiale, est mis en œuvre à Madagascar depuis 2018, avec une première phase de quatre ans aux retombées positives avec une réduction de 7,63% du taux de retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans dans sept régions. 

A Madagascar, quatre enfants âgés de moins de 5 ans sur dix souffrent d’un retard de croissance. Cette proportion représente environ 1 700 000 enfants. Ce qui fait de Madagascar l’un des pays ayant le taux le plus élevé au monde en matière de retard de croissance. Par ailleurs, 7,7% des enfants de la même tranche d’âge, sont trop maigres pour leur taille. Cette situation d’enfants émaciés, du fait de la malnutrition chronique, augmente les risques de morbidité et de mortalité. Toutefois, en dépit des chocs auxquels Madagascar a été confronté ces dernières années, des progrès, certes lents mais constants, ont été notés : la prévalence du retard de croissance est passée de 50,1 % en 2008-2009 à 39,8 % en 2021, soit un taux d’amélioration de 0,86 point de pourcentage par an. Ce taux est meilleur que celui dans la région Afrique.

Dans le cadre du programme d’amélioration des résultats nutritionnels, financé par la Banque mondiale, la  première phase, mise en œuvre pendant quatre ans à Madagascar, a permis de réduire de 7,63% le taux de retard de croissance dans les sept régions d’intervention. Cette première phase, approuvée en décembre 2017, a permis à plus de 1 875 461 femmes et enfants de moins de 5 ans, de recevoir des services de santé et de nutrition à travers 4 526 sites communautaires et 1 081 établissements de soins de santé primaires renforcés et équipés. 

Don et crédit. La Banque mondiale vient d’approuver la deuxième phase de ce programme d’amélioration des résultats nutritionnels en utilisant l’approche-programme à phases multiples. D’un montant de 85 millions de dollars, le financement de cette deuxième phase est à hauteur de 42,5 millions à titre de dons et 42,5 millions à titre de crédit. « Nous félicitons l’Etat malgache pour cette réalisation majeure. La réduction de la prévalence du retard de croissance est une étape essentielle pour améliorer les résultats d’apprentissage des enfants et leur productivité future. Si ces efforts sont maintenus, cela aura un impact significatif et durable sur la reconstruction du capital humain de Madagascar, a déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira, responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar. Et d’ajouter que « ce programme est complémentaire au Programme de résilience des systèmes alimentaires pour l’Afrique de l’Est et australe (FSRP), récemment approuvé par l’IDA, et les deux renforceront davantage la résilience des communautés pour préserver ces acquis et éviter les perturbations dans la fourniture de services de santé et de nutrition, alors que Madagascar, comme le reste des pays, continue de faire face à la série de crises liées à la pandémie de COVID-19, aux chocs climatiques et à la crise de sécurité alimentaire liée à la guerre en Ukraine ». 

Expansion géographique. La deuxième phase restera axée sur l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité d’un ensemble de services essentiels en matière de santé reproductive, maternelle et infantile et de nutrition, la création d’une demande et le renforcement des systèmes. Elle continuera à soutenir les neuf régions de la phase 1, et s’étendra sur quatre autres régions : Androy, Anosy, Atsimo-Atsinanana et Atsinanana, dont trois figurent parmi les régions les plus vulnérables au climat à Madagascar. 

Cette deuxième phase permettra également d’accroître les synergies avec d’autres investissements sectoriels, notamment dans les domaines de l’agriculture et de la protection sociale, afin de soutenir davantage l’amélioration des résultats nutritionnels. En effet, il est maintenant établi qu’« une plus grande couverture des interventions en matière de sécurité alimentaire, de protection sociale et de nutrition pour les plus vulnérables et les plus pauvres, contribue aux efforts visant à réduire la pauvreté, l’insécurité alimentaire chronique et le retard de croissance des enfants », note la Banque mondiale. 

Si le programme a été conçu pour atteindre, en 10 ans, jusqu’à 75% des enfants de moins de 5 ans en commençant par les régions aux taux de retard de croissance, la phase 2, avec l’expansion géographique, couvrirait 65 % des enfants de moins de 5 ans à la fin de 2026. D’ici 2028, le programme devrait réduire de 30 % le nombre d’enfants souffrant d’un retard de croissance dans les régions d’intervention. 

Hanitra R.

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