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mercredi 10 août 2022
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Siteny Thierry Randrianasoloniaiko (STR) : “ Il faut une troisième voie ”

6ème dan de judo, l’ancien champion de Madagascar sait exploiter la force de l’adversaire.

Président de l’Union Africaine du Judo et vice-président de la Fédération Internationale de Judo, il figure parmi les présidentiables en 2023. Interview exclusive. 

Midi : On vous prête l’intention d’être candidat à l’élection présidentielle de 2023. 

STR : « Pour l’instant, je suis en train de réfléchir sur l’appel des gens qui sollicitent ma candidature ».

Midi : Qui sont ces gens ?

STR : « Ils sont issus de divers milieux, notamment des opérateurs qui ne veulent plus que les affaires fassent l’objet d’un monopole ».

Midi : À qui faites-vous allusion?

STR : « Je peux citer, entre autres, l’exemple de Marc Ravalomanana qui avait fait l’amalgame entre les affaires de l’Etat et son propre business. Les opérateurs sont contre la concentration ou la centralisation de l’économie entre les mains d’une seule personne. Il n’y a pas de développement ni de croissance économique sans décentralisation. Pour cela, il faut une troisième voie ».

Midi :  D’aucuns avancent que vous seriez le candidat des Côtiers ?

STR. : « Je viens de la Côte, certes, mais je ne serai pas le candidat des Côtiers si je venais à l’être. La plupart de ceux qui travaillent avec moi et/ou qui m’appellent à me porter candidat viennent d’ailleurs de Tana ». 

Midi : Ne craignez-vous pas d’avoir des problèmes en cas de candidature à la magistrature suprême ?

STR : « Mes quatre passages au Bianco ne sont pas anodins. Les persécutions politiques ne peuvent qu’aggraver la crise, surtout avec la hausse incontournable du prix des carburants. Sans être un opposant, je suis sensible à certains appels. J’appartiens à la plateforme IRD mais je ne suis pas TGV. De toute façon, je n’ai pas peur des intimidations politiques. Ceinture noire 6ème dan et ancien champion de Madagascar, on m’a appris à exploiter la force de l’adversaire. C’est valable aussi bien sur le tatami que sur le plan politique et celui des affaires ».

Midi : Avez-vous des contacts avec d’autres candidats potentiels à la présidentielle de 2023 ?

STR : « Tout le monde parle à tout le monde. Qui ne sait pas que le pays traverse une période difficile ? Personne ne peut prétendre se suffire à lui-même. En ce qui me concerne, je suis un rassembleur. En ma qualité de président du COM, j’ai l’esprit olympique. Je respecte les valeurs et les idéaux de l’olympisme. Le sport ne connaît pas de barrières. Même chose dans le domaine de la foi car je suis aussi chrétien. Je parle avec tout le monde puisque ce que je ressens n’est pas forcément le ressenti des autres, tout comme il y a des choses qu’ils savent mais que je ne sais pas. Comme le dit l’Evangile, « (…) examinez toutes choses, retenez ce qui est bon ». L’heure n’est plus aux rancœurs ni aux vengeances politiques. Le TIM, le TGV, l’AVI… ne peuvent sauver à eux seuls Madagascar ».

Midi : Le mot de la fin

STR : « Je tiens à réitérer que personne ne peut diriger Madagascar sans décentralisation. Il faut de la volonté politique mais pas du bla bla ».

Propos recueillis par R.O

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1 COMMENTAIRE

  1. Blablas dites- vous !
    Mais le blablas semble être porté par la rhétorique elle-même.
    De la décentralisation, on peut toujours palabrer sur le mirage alors que les réalités quotidiennes semblent montrer les limites de la théorie.
    La pratique commande toujours.
    C’est la probité et l’intégrité qui semblent barrer tout chemin de développement concernant Mada.

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