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lundi 8 août 2022
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Arriérés de la Jirama : Un cumul de 1 200 milliards d’ariary qui pourrait doubler cette année

La Jirama continue de tourner à perte, à cause du maintien des tarifs d’eau et d’électricité.

La Jirama persiste sur l’objectif d’atteindre son équilibre opérationnel, d’ici 2025. Pour les dirigeants de la société d’État, un plan ambitieux mais réalisable est déjà en cours de mise en œuvre, pour améliorer la production et la distribution d’eau et d’électricité.

La Jirama tournera encore à perte en 2023 et en 2024, malgré le plan de redressement actuellement en cours. Selon le DG par intérim Rivo Radanielina, le chiffre d’affaires de la société pourra couvrir l’ensemble des coûts en 2025. D’après les explications, un ensemble de mesures devrait permettre d’améliorer les résultats de la société, pour réduire progressivement les pertes. Outre les ventes à perte sur l’eau et l’électricité, la Jirama subit également des pertes liées à ses activités d’exploitation, si l’on ne cite que la perte de plus de 50% de la production d’eau potable à cause de la vétusté des infrastructures de distribution, ou encore des vols d’électricité et des cas de fraude, etc. Dans le business plan de la Jirama, l’application de l’Optima business au second semestre 2022 figure parmi les changements majeurs prévus. Selon le DGpi, il s’agit d’une optimisation qui touche uniquement les entreprises, et qui pourrait conduire à une hausse, tout comme une baisse des tarifs, suivant les zones concernées. Selon ses dires, les cas de baisse concernent par exemple les consommateurs d’Ambositra, de Toliara, de Fort-Dauphin, etc. Pour l’eau, la Jirama compte également mettre en œuvre l’Optim’Eau pour l’ajustement tarifaire eau, vers le dernier trimestre de cette année. Le plan prévoit également la poursuite des actions de lutte contre les fraudes et les vols d’eau et d’électricité.

Austérité. L’ajustement de tous les tarifs est en vue en 2024 et en 2025, selon le DGpi Rivo Radanielina. « Il n’y aura donc pas d’augmentation de tarifs pour les ménages, cette année 2022. Cependant, la Jirama mise beaucoup sur la politique d’austérité, en réduisant les charges par la réduction de la consommation de carburant, sur la base des consommations spécifiques et également par la réduction des frais généraux qui touchent certains avantages des employés de la Jirama. Pour la consommation de carburant, l’objectif pour cette année 2022 est de réduire la consommation de 50 milliards d’ariary », a-t-il indiqué. À noter que l’État vend toujours sa production à perte, à cause de la forte utilisation de l’énergie fossile, dans la production d’électricité. Selon ses techniciens, les centrales thermiques assurent actuellement 63% de la production de l’électricité de la Jirama. Les centrales hydroélectriques ne produisent donc que moins de 40%. L’objectif pour l’année 2023 est de renverser cette tendance et d’attribuer les 60% de la production aux sources d’énergie renouvelables et de limiter à 40% la part des centrales thermiques.

Subventions. Si la Jirama vend le KWh d’électricité à 500 Ar en moyenne, le coût de production de cette énergie est actuellement à environ 1 500 Ar. Pour l’eau, le prix de vente moyen est de 962 Ar par m3, contre un coût de production de 1 635 Ar. En effet, la société essaie aujourd’hui de réduire ces gaps et d’essayer d’atteindre l’équilibre opérationnel, avant l’opérationnalisation des centrales hydroélectriques de Volobe et de Sahofika, qui auront des impacts importants pour la situation financière de la Jirama. Pour l’heure, malgré les mesures mises en œuvre pour le redressement de la société, la Jirama a besoin de subventions de l’État. Pour cet exercice 2022, ces subventions s’élèvent à un total de 500 milliards d’ariary. Une somme qui ne peut toujours pas combler le gap causé par les ventes à perte. Selon les informations officielles, la Jirama a déjà cumulé des arriérés de plus de 1 200 milliards d’ariary, vis-à-vis de ses fournisseurs. Selon les estimations, ce chiffre va doubler vers la fin de cette année à cause des énormes dégâts de l’incendie à Andekaleka, qui a considérablement réduit la production de la grande centrale hydroélectrique.

Antsa R.

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4 COMMENTAIRES

  1. Si nous vous voulons progresser et ameliorer la vie de notre peuple il faut etablir une commission elettorale serieuse et attendibile. Seulement après on peut se respecter et eviterei d’avorio un gouvernement incompetant.
    Bienvenue la candidature de Dada Ravalomanana!

  2. L’eau et l’électricité, c’est deux métiers différents. Pour l’Etat s’entete à maintenir cette société bicéphale. La séparation en deux sociétés différentes serait plus avisé. Regardez Veolia en France, EDF

  3. Commenter:1500 hono ny masonkarenan’ny jiro dia amidy 500, ary ny rano 1635 dia amidy 962. Dia mitaraina ry gaigy hoe matiantoka.

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