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lundi 15 août 2022
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DomicileCulturePortrait : Alfred Razafintsalama, un journaliste passionné de course à pied

Portrait : Alfred Razafintsalama, un journaliste passionné de course à pied

Alfred Razafintsalama un accroc de course à pied malgré ses 64 ans, ne songe pas encore à s’arrêter . Le regretté Dadatrimo a fait école !

Course à pied quand tu nous tiens ! Tous ceux qui pratiquent la course à pied et qui se sentent en forme lorsqu’ils s’adonnent à cette discipline, qui à part l’esprit de compétition pour les athlètes chevronnés, se sont accordés à dire que la course à pied devient un mode de vie leur permettant de déstresser et de se libérer de l’atmosphère invivable de la ville. C’est aussi une autre façon de pousser à l’extrême les limites de la force physique. Alfred Razafintsalama; un journaliste de la Radio ACEEM âgé de 64 ans, qui a derrière lui trente ans ans de journalisme, ne veut pas se contenter de commenter les exploits des sportifs mais désire se mettre dans leur peau. Il a choisi la course à pied pour vivre avec les athlètes le sentiment d’émulation, le courage, l’endurance , la gloire et tous les aléas engendrés par la pratique de ce sport.

 Un habitué

En faisant son service militaire à la RM2 en 1978 à Fianarantsoa, malgré sa petite taille de 1m57 et son poids de 52kg, il a déjà excellé dans la course à pied au sein de son régiment. Après l’armée, il continue de pratiquer son dada en participant aux différentes épreuves de course de fond organisées par la fédération malgache d’athlétisme. Il a déjà à son actif vingt marathons et trente semi-marathons. Les 42,195 km du marathon ne lui suffisent plus. Malgré son âge, il s’est mis à participer au semi-trail de 70 km et au trail de 125 km organisés par l’UTOP (ultra trail des six plateaux) et se trouvait toujours parmi les cinq premiers dans sa catégorie de Vétéran 3. Inlassable, inusable, il a déjà sillonné notre île en se mesurant aux férus de cette discipline dans le trail de Nosy-Be, d’Isalo, de Mandray et d’Antsirabe, d’Ibity et souhaiterait participer au marathon de Paris en 2024 s’il en a les moyens. Pour cette année, après avoir fait le semi-trail du mois de mai dernier, il a entamé depuis mercredi dernier la compétition organisée par l’allianz world running qui est une épreuve de 3 mois dont le vainqueur est celui qui aura parcouru le plus de kilomètres jusqu’au 6 septembre prochain. La pratique de la course à pied nécessite beaucoup d’efforts physiques, d’endurance et l’entraînement régulier est le secret de la réussite. Mais parfois il y a des aléas insurmontables même si la volonté est là.

Abandon au marathon de Tana

Voulant participer au marathon de Tana en 1984, il n’a rien pu faire face à la panne de la voiture qui devait le ramener à Tana en provenance de Fianarantsoa la veille de la compétition. Il n’arrive à Tana en effet qu’à une heure du matin. A cause de la fatigue du voyage et du stress, il est contraint d’abandonner à mi-parcours. Comme un malheur ne vient jamais seul, un an après, toujours lors de la même épreuve, il a souffert d’ une terrible rage de dents avant la compétition et ce fut le même scénario car il avait quitté l’épreuve à la même distance. Son meilleur souvenir est sa deuxième place au trail de Nosy-Be. En tant que compétiteur aguerri, ces mésaventures n’ont affecté en rien son moral et ses efforts ont porté leurs fruits lors du trail de Nosy-Be où il s’était classé second. Pour la préparation de chaque épreuve, il suit un programme d’entraînement très approprié selon la distance à parcourir mais en moyenne il fait 30 à 40 km par semaine. Il a sué sang et eau sur la piste du stade d’Alarobia, en escaladant les 416 marches d’Andohalo, en faisant la montée « Bibilava » d’Ankatso, en parcourant le By-Pass, la Rocade, etc. Tout en suivant avec attention les conseils de son médecin pour pouvoir doser ses efforts. Devant cette volonté de donner le maximum de son corps, il a suivi un régime alimentaire approprié, ne mangeant que des crudités et des fruits, et tout ce qui est léger évidemment. Lorsqu’on lui demande quand il va s’arrêter de courir, il répond avec un air malicieux : « Est-ce que tu n’a pas remarqué qu’un vieillard de 73 ans a terminé le dernier semi-trail ? Je continuerai de pratiquer ce sport tant que Dieu m’en donnera la force ».  Bonne course, cher ami !

Nary Ravonjy

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