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mercredi 17 août 2022
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DomicileCultureConcert : Kalash en conquérant du beau langage au Palais des Sports 

Concert : Kalash en conquérant du beau langage au Palais des Sports 

Kalash est la deuxième vedette internationale à avoir visité Madagascar.

Le rappeur Kalash a rempli sa mission à Madagascar, avec sa verve légendaire. De l’hôtel Ibis, devant un public heureux jusqu’à son dernier concert au Palais des Sports de Mahamasina, samedi.  

C’est un fait, à Madagascar, pour pouvoir entendre des chansons avec des obscénités socialement acceptables, il faut voir le concert des artistes d’ailleurs. Comme le Français d’origine martiniquaise Kalash, au Palais des Sports Mahamasina, samedi après-midi. Et les jeunes étaient prêts à y mettre le prix pour retrouver leur idole. 

La preuve, avec la chanson « Mwaka moon », qui a été entonnée par les milliers de pubères et post-ados remplissant la salle. En plus des lyrics inspirants, « S’faire sucer c’est pas tromper », « grosse salope, quatre pattes sur le bitume ». Ce titre a permis au chanteur de décrocher le Graal du succès en terre française à ses débuts. 

Cependant, à donner des démangeaisons au chanteur à texte en puissance de Madagascar, habitué au politiquement correct aux airs de rebelles désabusés. Macho, ultra-vénal, terreur de la rue, grand amateur de « weed » et d’arme à feu… Kalash fait ingurgiter, le temps d’un concert, toutes ces belles valeurs aux adolescents et adolescentes en mal d’hormone du Palais des Sports.  

Kalash, quand sa bouche utilise l’argot « chatte », pour désigner l’organe féminine de procréation. C’est sans doute plus velouté, plus branché, plus occidental… Inutile d’imaginer, un de ces quatre matins, le sort réservé à un artiste local chantant en malgache d’un même esprit et du même lexique sur une petite scène de la capitale. Prison, exorcisme et lynchage public garantis. 

Stigmate du gap socio-économique renforcé par un snobisme institutionnalisé et l’hypocrisie de la pensée dominante. Il a honoré la scène malgache. En faisant monter des idoles de cours de récré, Johanne, Arione Joy… Une sécurité militarisée digne d’une star mondiale lui a été fournie à son arrivée à l’aéroport d’Ivato le 8 juillet. Pour qu’il puisse mieux livrer des chansons avec des textes poignants comme « Taken ». 

« J’vais t’enculer avec le bois que ta mère m’avait prêté », « A-t-il le secret qui te fait gémir ? Mon coup de rein légendaire »… Dans un zouk love langoureux, Kalash soulève tout le Palais des Sports, telle une bénédiction. Au niveau de la puissance scénique et la maîtrise technique de l’ensemble, il a beaucoup à enseigner aux rappeurs malgaches qui veulent entrer dans le showbizz. 

Maminirina Rado

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