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mardi 9 août 2022
DomicileSociétéFemmes handicapées : La ligature forcée de la trompe toujours pratiquée

Femmes handicapées : La ligature forcée de la trompe toujours pratiquée

La ligature forcée de la trompe est toujours imposée aux femmes handicapées à Madagascar.

Le droit de disposer de leur corps, de leur santé et de leur vie sexuelle est ôté à de nombreuses  femmes handicapées malgaches. La société n’a trouvé meilleure solution que de leur imposer la stérilité forcée.

« Il est temps de mettre fin à cette pratique. Il appartient aux concernées de choisir si elles veulent se marier, rester célibataire… Ce n’est pas à la société ni à la famille de leur imposer cela ». Propos de Fela Razafinjato, présidente de l’association des femmes handicapées de Madagascar lors de la célébration de la Journée mondiale de la population à Ambodivona le 11 juillet dernier. Pratique qui est « répréhensible » selon toujours celle-ci. Pratique qui « continue de se faire au vu et su de tous » déplore Fela Razafinjato. Et qui inhibe la liberté pour les femmes handicapées « de choisir et de décider de leur corps, de leur santé sexuelle et reproductive». Liberté qui constituerait une des conditions prônées par le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers devant permettre d’assoir une autonomisation de la femme à Madagascar. Il conviendrait de noter que la population malgache est composée à majorité par des femmes. « Une proportion qui peut constituer une force et levier de développement pour le pays mais qui subit actuellement beaucoup de pression et est écartée » a-t-on avancé lundi dernier.

A la traine. Outre la pratique de la ligature forcée de la trompe chez les femmes handicapées, Fela Razafinjato a également saisi l’occasion d’interpeller les autorités malgaches sur l’importance d’accélérer la mise en conformité de la loi 97-044 sur les personnes handicapées à la CIDPH ou Convention Internationale des droits des personnes handicapées. « Cela fait six ans que les personnes handicapées attendent cette mise en conformité mais rien n’a jusqu’ici été fait de façon concrète » déplore la président de l’association des femmes handicapées de Madagascar. Par ailleurs, l’association des femmes handicapées de Madagascar souhaite « la réouverture de la direction en charge des personnes handicapées et des personnes âgées auprès du ministère de tutelle ». Pour cette entité, « il y a une différence entre direction de la population (qui est la direction en charge des PSH actuellement) et une direction qui leur est spécialement dédiée». « Dans la direction de la population, les personnes handicapées et âgées sont noyées dans la globalité de la population malgache » conclut Fela Razafinjato.

José Belalahy

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