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vendredi 19 août 2022
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DomicileCulturePortrait : Herimanana Rasolonirina met Madagascar à l’âge du cybernétique

Portrait : Herimanana Rasolonirina met Madagascar à l’âge du cybernétique

Il faut éviter de juger à la jeunesse la créativité malgache avec Herimanana Rasolonirina, fondateur de « BluePix ».

Créatif et jeune, avec les qualités et les hormones improbables de son âge, Herimanana Rasolonirina a lancé en mars le premier réseau social malgache. « BluePix », créé par un malgache, pour les malgaches. 

À 18 ans, Herimanana Rasolonirina est l’un des premiers malgaches à lancer « BluePix ». Si l’engin est encore aux balbutiements, le jeune homme voit déjà les choses en grand. « BluePix est le réseau social des malgaches », annonce-t-il fièrement. On peut donc dire que Madagascar possède maintenant sa propre « Facebook », « Twitter » ou autres. Né à Fianarantsoa, il a effectué sa scolarité au collège français de René Cassin, puis au lycée il a rejoint le lycée français d’Ambatobe. 

Dès ses années collèges, le bonhomme était déjà un personnage. À travers ses propos, son parcours fait penser à celui des héros boutonneux de séries américains pour ados. « Depuis que j’étais petit j’ai toujours été passionné par la création, et l’imagination. De ce fait on me surnommait toujours « tête dans la lune » parce que je rêvassais tout le temps. À partir du collège, j’ai commencé à énormément être intéressé par tout ce qui est digital. J’étais d’ailleurs le meilleur au collège en technologie ». L’attraction du numérique ne l’a alors jamais laissé.

L’appel de la création suivait en toute logique. « Au lycée j’ai poursuivi cette passion jusqu’à ce que je découvre la science économique et social… Qui m’a pour le coup énormément aussi intéressé. J’ai justement créé une petite start-up qui s’appelait HelloGames Madagascar et c’était également le premier site de vente de produits virtuels à Madagascar, mais j’ai dû le laisser parce que j’ai dû partir pour les études ». 

Après le baccalauréat, il atterrit à « Neoma Business school » en France pour des études en commerce et digital. « Un programme qui regroupe mes deux passions. C’est à partir de là que j’ai souhaité créer BluePix, parce qu’ ici en France, beaucoup pensent qu’ à Madagascar on est encore à l’âge de pierre, surtout avec les questions « il y a des pingouins à Madagascar ? ». Référence aux films de Dreamworks ». Apparemment, le bonhomme s’est trouvé une mission.

En mars 2022, il se lance. BluePix voit le jour, avec une équipe rodée et joliment diversifiée. Angela Samison en tant que responsable design, Yerdy Bourahimou du côté marketing, Kathyo Tadahy en tant que responsable partenaires et Marine Galabert, pour l’aspect juridique. Autant commencer avec la manière. Leur stratégie est déjà bien ficelée. « Le renfermer uniquement pour Madagascar facilitera et favorisera l’offre et la demande. On ne souhaite donc pas s’étendre dans toute l’Afrique mais uniquement pour Madagascar », souligne-t-il. 

Les visées sont alors mises à l’échelle de leur ambition. Cependant, BluePix c’est déjà 3 000 « membres ». De quoi rendre fier Herimanana Rasolonirina. « On souhaite uniquement se développer de notre côté pour qu’à notre tour, Madagascar puisse avoir sa propre plateforme de live streaming, de chat vocal comme Discord ». Les pays comme la Chine ont déjà réussi à créer leur propre plateforme. Avec des centaines de millions d’utilisateurs et utilisatrices. 

Il est donc permis d’essayer pour Madagascar avec BluePix. Dans un futur proche, des projets tournés vers les jeunes viendront étoffer les « propositions » auprès des adhérent(e)s. Des projets « qui vont mettre en avant et récompensé la jeunesse et les talents malgaches », s’accorde-t-il.   

Recueillis par Maminirina Rado

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