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vendredi 12 août 2022
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Pillage de ressources minières à Maevatanana : Quatre sites d’exploitations d’or suspendus par le ministère des Mines

Un engin utilisé par les exploitants illégaux pour extraire de l’or à Marokoro.

Plusieurs kilos d’or ont été pillés dans les mines de la commune Marokoro à Maevatanàna depuis au moins quatre ans.

Le ministère des Mines et des Ressources stratégiques a mis fin à une exploitation aurifère sauvage dans le fokontany de Tsiandrarafa et Antsira, dans la commune rurale de Marokoro du district de Maevatanàna. Une délégation du ministère, conduite par le Secrétaire général du ministère des Mines et des Ressources stratégiques, Henri Razananirina, et composée par des agents de la police des mines, est descendue dans cette localité vendredi dernier pour enquêter sur une extraction qui se fait en toute illégalité dans cette zone fortement réputée pour la richesse de ses mines d’or. Le déplacement a permis aux autorités de découvrir les différents manquements de l’exploitation par rapport aux législations en vigueur, dont essentiellement le défaut de permis. La décision est sans appel. Le ministère des Mines et des Ressources stratégiques a suspendu à effet immédiat l’extraction. Les engins ont été également saisis. Et des ressortissants chinois sont incriminés.

Fuites. Le pillage s’opère à ciel ouvert, pas à l’abri des regards. Pire, au nez et à la barbe des autorités locales. Et pourtant, les Chinois ont puisé sous les eaux du fleuve Kamoro « depuis 2016 » pour y extraire de l’or en toute illégalité, en utilisant des gros engins. Les extractions se font sur quatre sites différents, a affirmé une source avisée. Des sites que les exploitants ont laissés à l’abandon le jour de la descente de la délégation du ministère des Mines et des Ressources stratégiques, vendredi dernier. Des fuites d’informations sont donc redoutées et les Chinois auraient été prévenus de ce déplacement des autorités dans la localité pour avoir le temps de prendre la poudre d’escampette avant l’arrivée des émissaires du ministère. Ces derniers ont découvert trois passeports chinois sur les lieux de l’exploitation et ont mis la main également sur trois dragues, trois excavateurs et deux chargeurs, qui « sont tous déjà scellés actuellement », a affirmé Henri Razananirina.

Couverture en haut lieu. Le maire de la commune de Marokoro, Armand Rabeson, quant à lui, reconnaît l’existence de l’exploitation et décide d’agir, à son niveau, en publiant, en avril dernier, un arrêté municipal décrétant la suspension de l’opération. Mais la décision du maire n’a pas fait reculer les Chinois qui semblent alors bénéficier de couverture en haut lieu. Ils poursuivent le pillage de l’or de Tsiandrarafa et Antsira, et, ignorent la décision de la collectivité, puis, foulent aux pieds les dispositions légales en matière d’extraction de ressources minérales, avec le même mode opératoire qui ressemble à d’autres cas d’exploitation sauvage. Dans d’autres régions, comme à Mananjary, les Chinois se font également une réputation dans les extractions illégales des sites aurifères. Mais l’intransigeance du ministère des Mines et des Ressources stratégiques à avancer dans l’assainissement du secteur extractif, depuis l’arrivée de l’équipe d’Olivier Rakotomalala à la tête de ce département, commence à mettre fin à ces types de pillage des ressources minières qui ne profitent qu’à quelques minorités.

Manque à gagner. L’Etat a beaucoup perdu dans cette extraction sauvage d’or dans la commune rurale de Marokoro du district de Maevatanàna. « Le manque à gagner pour la caisse publique est d’environ plusieurs millions de dollars par an pour ces quatre sites », a soutenu Henri Razananirina. « La collectivité locale n’a rien gagné des retombées de cette exploitation » a, quant à lui, déploré Armand Rabeson. La région Betsiboka qui est réputée pour ses richesses aurifères voit ses ressources se perdre. Le ministère des Mines et des Ressources stratégiques, quant à lui, ne compte pas en rester-là. « La police des mines mène déjà une enquête sur cette exploitation illégale et l’Etat va immédiatement porter l’affaire devant la justice », a indiqué Henri Razananirina, Secrétaire général du ministère des Mines et des Ressources stratégiques.

Rija R.

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