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mercredi 10 août 2022
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Lutte contre l’insécurité alimentaire : Mise en place de Territoires Agricoles Durables  dans cinq régions 

Des producteurs de litchi exploitent des champs de légumes autour de leur site via l’utilisation d’ intrants bio fabriqués par l’usine à Toamasina.

La mise en place d’un Territoire Agricole Durable ou TAD a été reconnue par toutes les parties prenantes lors d’une séance de présentation effectuée par son initiateur, en l’occurrence Faly Rasamimanana, le DG de la société Faly HORDEA, dans le cadre de la conférence nationale pour l’autosuffisance alimentaire.

Cet événement a été organisé par le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage en juin dernier au CCI Ivato. À cette occasion, cet opérateur économique a avancé que ce système inclusif et durable constitue une des solutions contribuant à la lutte contre l’insécurité alimentaire qui s’est aggravée en raison de la crise liée à la guerre entre l’Ukraine et la Russie et les effets néfastes du changement climatique. En effet, le système de production à Madagascar s’affaiblit puisque la volatilité des prix des intrants agricoles n’est plus à la portée des producteurs. « Leur production connaît ainsi une baisse tant en quantité qu’en qualité. Ces paysans sont en même temps victimes des mauvaises pratiques des usuriers. Raison pour laquelle, nous avons lancé cette Territoire Agricole Durable qui vise à promouvoir une production agro-écologique tout en valorisant les produits bio sur toute la chaîne de valeur. En premier lieu, une usine de fabrication d’intrants agricoles bio est installée afin de fournir des engrais et des insecticides bio aux producteurs. Ces intrants sont fabriqués à partir de la valorisation des résultats de recherches effectuées par les techniciens du FOFIFA et des bonnes pratiques paysannes, et ce, en collaboration avec le ministère de tutelle », a fait savoir, Faly Rasamimanana, l’initiateur de ce projet. 

Refoulement. En outre, « la vulgarisation des coopératives et de la mutualisation des moyens de ces producteurs s’impose afin de réduire leur coût de production. À titre d’illustration, il est préférable que les paysans membres d’une coopérative louent ensemble un tracteur pour travailler leurs parcelles d’exploitation respectives pour que le tarif de la location de cet engin soit à leur portée. Ils peuvent également se regrouper pour la recherche de financement tout en partageant ensemble les charges. Il en est de même pour l’utilisation d’un pulvérisateur qui coûte actuellement près de 200 Ar au lieu d’employer un flacon recyclé servant à laver des vitres. Cette mauvaise pratique constitue une des raisons entraînant le refoulement de nos produits d’exportation surtout le black eyes en Europe ces deux dernières années car le taux de résidus a été trop élevé, au-delà de la limite autorisée. Pour éviter tout cela, nous allons ainsi mettre en place dans six mois des Territoires Agricoles Durables dans cinq régions de Madagascar, à savoir Atsinanana qui dispose déjà d’une usine de fabrication d’intrants agricoles bio, Analamanga, Alaotra Mangoro, SAVA et Atsimo Andrefana. Dans ce cadre, les normes en matière de respect des droits de l’homme, notamment les producteurs et les consommateurs ainsi que celles en matière sanitaire et de l’environnement, sont respectées. Les surfaces arables destinées à l’exploitation agricole vont ensuite augmenter étant donné que les intrants bio sont à la portée des producteurs », a-t-il enchaîné.  

Mettre à grande échelle. Par ailleurs, « un suivi systématique par vidéo de toutes les activités réalisées par les coopératives ciblées se fera en temps réel grâce à la digitalisation de l’agriculture pratiquée en étroite collaboration avec Airtel et l’université ESM. Les interventions des techniciens agricoles et des vétérinaires seront ainsi plus rapides tandis que les producteurs n’auront plus à se déplacer pour les consulter. Il en est de même en cas de maladie des membres de leurs familles. Pour la structuration de toute cette initiative, des associations cultuelles, des opérateurs économiques et le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage se sont réunis dernièrement en vue de la mettre à grande échelle. Tous les acteurs opérant dans une chaîne de valeur en tireront profit. À Toliara, la coopérative « Miaro Raiky » produisant du pois du cap sur 500 ha à Toliara en bénéficie déjà. Et via la mise en place de ces Territoires Agricoles Durables, Madagascar pourra se positionner sur le marché international en tant que pays fournisseur de produits bio, faisant déjà sa renommée mondiale.  Cela devient même un marketing pays à l’extérieur », a conclu Faly Rasamimanana. 

Navalona R.

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