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lundi 15 août 2022
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Tarifs des taxi-be à Antananarivo ! Les transporteurs persistent et signent 700 Ar pour l’UCTU, 800 Ar pour le FMA

Les transporteurs réunis au sein du FMA ont voté un « non » catégorique au tarif à 600 ariary.

La rencontre avec le président de la République et les représentants des transporteurs n’a pas permis de régler l’affaire. 

Les 600 ariary passent à la trappe. L’accord conclu à Iavoloha lors de la rencontre entre le président de la République et les représentants des transporteurs, n’a pas fait long feu. Le tarif fixé lors de cette rencontre s’est vite heurté à un refus catégorique de plusieurs coopératives qui, elles, sont passées outre les recommandations de réajuster le tarif à 600 ariary et ont appliqué celui à 800 ariary, au grand désespoir des usagers. Quelques jours après  cette première rencontre avec Andry Rajoelina, même les coopératives qui y ont participé, ont changé d’avis : plus aucun transporteur ne s’aligne sur le tarif à 600 ariary, du moins parmi ceux réunis, hier, notamment les transporteurs regroupés au sein de l’Union des Coopératives de Transporteurs Urbains (UCTU) et du FMA (Fitaterana Mirindra ho an’Antananarivo) regroupant les lignes 163 ; 192 ; 193 et 194.  Votant à main levée, les transporteurs du FMA ont opté pour le tarif à 800 ariary, tandis que l’UCTU, selon son président,  préfère couper la poire en deux en optant pour le tarif à 700 ariary, et en assurant que les négociations avec l’Etat serait menée suivant les voies légales. Ces décisions prises, hier, à l’issue de la réunion des transporteurs, avec la présence des représentants des usagers, prendront effet après la session du baccalauréat. On s’attend alors à ce que cette décision soit appliquée à partir de demain. 

Subir les conséquences. De leur côté, les autorités ministérielles et le municipales campent sur leur position : le tarif devra rester à 600 ariary. Les sanctions se résument à des amendes et une mise en fourrière. Autrement dit, les véhicules seront « privés de sortie » pendant plusieurs jours, et leurs propriétaires, soulagés de plusieurs dizaines de billets… bleus ! Sanctions que les transporteurs estiment être une « mesure arbitraire ». Ceux réunis au sein du FMA affirment être prêts à subir les conséquences de leur décision de maintenir le tarif à 800 ariary, y compris la mise en fourrière. « Autant ne pas travailler si on serait, de toute façon, mis en fourrière si on assure le service au tarif de 800 ariary », indiquent-ils. Reste à savoir jusqu’à quand ils pourront tenir en refusant de travailler, avec le manque à gagner que cela implique. 

Bus à 192 millions. Quoi qu’il en soit, les transporteurs s’estiment peu satisfaits de leur rencontre, hier, avec les plus hautes autorités du pays dont le président de la République, dans la mesure où ce ne sont pas des questions cruciales des tarifs des transports urbains qui ont été longuement discutées durant la rencontre, mais de l’importation de cars à 192 millions d’ariary dont le coût serait pris en charge à 50% par l’Etat et à 50% par les transporteurs. Le projet prévoit l’importation de 500 à 1000 véhicules. « Un tel projet ne date pas d’hier, car une proposition similaire nous a déjà été présentée il y a une dizaine d’années, sans avoir pu aboutir », soulignent les transporteurs. 

La question du tarif des taxi-be à Antananarivo reste ainsi à régler. En attendant l’issue au problème, les usagers s’estiment être les plus lésés dans l’affaire. 

Hanitra R.

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1 COMMENTAIRE

  1. Et si on coupait la poire en deux en appliquant un double tarif ???
    Après tout !
    Pourquoi pas !
    L’état devra à terme essayer de reprendre en main tout transport public pour que le service public ait un sens.
    Il est difficile de concevoir que des particuliers puissent mettre en priorité les intérêts de la gente publique.

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