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vendredi 12 août 2022
DomicilePolitiqueDama Andrianarisedo Retaf Arsène : « Ma nomination n’est pas un retour d’ascenseur »

Dama Andrianarisedo Retaf Arsène : « Ma nomination n’est pas un retour d’ascenseur »

Dama Andrianarisedo Retaf Arsène assure la transparence sur l’organisation des élections.

Devant le débat de ces derniers temps sur l’organisation de la prochaine échéance électorale, le président de la Commission électorale nationale indépendante tient à mettre les choses au clair.

Après un long silence  malgré les critiques et les remarques qui ont fustigé la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ces derniers mois, son président, Dama Andrianarisedo Retaf Arsène est monté au créneau hier en étant l’invité de l’émission spéciale de la télévision nationale, TVM. Le numéro un de la Commission a ainsi fait le tour des sujets concernant son organe et sa trajectoire professionnelle en insistant essentiellement sur les questions techniques et politiques. En effet, Dama Andrianarisedo Retaf Arsène a expliqué que « sa prise de décision (de son institution) n’était pas conditionnée par une quelconque pression politique ». Notons qu’avant de devenir président de la CENI, quota du président Andry Rajoelina, il était membre de la Haute Cour Constitutionnelle de 2014 à 2021. Ce qui a permis, surtout à l’opposition, de faire le parallèle entre sa nomination à la tête de la CENI et l’élection de Rajoelina en 2018, sa nomination à la tête de la CENI paraissant comme signe de reconnaissance de la part de celui qui l’a nommé. Il a tenu a expliquer que « sa nomination n’est pas un retour d’ascenseur et qu’aucune pression ne s’exerce sur la CENI ». 

La question de précampagne qui a souvent suscité débat, surtout au niveau de l’opposition, n’a pas échappé à Dama Andrianarisedo. Il a pu apporter des explications sur ce que le parti Hery Vaovao Ho an’i Madagasikara (HVM) a, par exemple, considéré comme violation de la constitution et sur son interpellation qui s’adressait directement à la CENI. Dans sa déclaration d’il y a une semaine, le HVM a précisé que « les fonds publics ne doivent en aucun cas servir une entité politique et encore moins à mener des actions de campagne électorale. Exhorte la communauté internationale à redoubler de vigilance et à ne pas se constituer en complice des injustices portant atteinte à la démocratie.»  « L’inauguration des infrastructures font partie des activités quotidienne d’un président de la République », a rétorqué le premier responsable de la CENI. 

Refonte. L’autre sujet que l’ancien membre de la Haute Cour Constitutionnel a également soulevé durant sa sortie médiatique d’hier portait sur la réalisation de la refonte de la liste électorale qui devait se faire jusqu’au 10 juin de l’année prochaine. « La CENI fait tous les efforts nécessaires pour réaliser cette opération », a d’ailleurs indiqué son président. « L’objectif est d’inscrire tous les électeurs potentiels dans cette liste et qu’ils puissent ainsi jouir de leur droit de vote », a-t-il continué. Cette opération va se réaliser en mobilisant les Commissions Locales de Recensement des Électeurs (CLRE) qui collaborent étroitement avec les agents communautaires présents dans les fokontany afin de bien remplir toutes les fiches individuelles. Et concernant les demandes de remplacement des présidents des fokontany, nommé par les chefs de districts, la CENI n’a pas le pouvoir d’effectuer cette opération, mais doit déléguer la direction de la CLRE à un autre membre à part le président du fokontany pour assurer l’indépendance de la Commission. 

Recueillis par Julien R.

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