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mardi 16 août 2022
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DomicilePolitiqueSerge Gellé : « Toutes les tentatives de coup d’Etat sont inacceptables »

Serge Gellé : « Toutes les tentatives de coup d’Etat sont inacceptables »

«La Gendarmerie n’est pas un moyen de répression », dixit le Général Serge Gellé.

L’ambiance politique du moment a poussé plus d’un responsable étatique à monter au créneau. Ce mardi, c’était le tour du Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie (SEG) de donner son point de vue sur ce qu’il qualifie de coups de force afin de briguer le pouvoir.  

La « grande muette » n’a pas pu garder son silence. Devant une conjoncture politique très tendue de ces dernières semaines et les tentations qui gagnent certaines personnes à passer par un coup d’Etat pour mettre à bas le régime Rajoelina à entendre  le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, il se veut être clair. En effet, à la suite de sa rencontre avec  Sabine Lauber, représentant du Système des Nations-Unies « SNU » à Madagascar, Serge Gellé n’a pas manqué de mettre en garde ceux qui aspirent à faire un coup de force pour briguer la direction du pays.  

Voie légale. « Toutes tentatives de coup d’Etat sont inacceptables. Si on n’aime pas les dirigeants, il faut utiliser le système démocratique et passer par la voie légale », a ainsi lancé le Général tout en continuant qu’« il ne faut pas se livrer au trouble dans les voies publiques afin de fomenter un coup d’Etat ». En substance, le numéro Un de la Gendarmerie veut condamner la manifestation politique que l’opposition a voulu organiser le 23 juillet dernier dans l’enceinte du Magro Behoririka et qui s’est viré à un long face-à-face entre les éléments de la force de l’ordre et les manifestants et qui a également vu l’arrestation de deux responsables du parti Tiako i Madagasikara. Le SEG a d’ailleurs souligné que « la Gendarmerie n’est pas un moyen de répression, c’est une amie sur qui on peut compter et tous ceux qui pensent le contraire sont invités à en discuter ». Il sollicite également les politiciens à suivre les voies légales s’ils ne sont pas d’accord avec les dirigeants. En effet, la Constitution, dans son article 131, indique que « Le président de la République n’est responsable des actes accomplis liés à l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison, de violation grave, ou de violations répétées de la Constitution, de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat  » et poursuit qu’ « Il ne peut être mis en accusation que par l’Assemblée nationale au scrutin public et à la majorité des deux tiers de ses membres », et termine qu’ « Il est justiciable devant la Haute Cour de Justice. La mise en accusation peut aboutir à la déchéance de son mandat ». 

Fin de non-recevoir. Si la frange de l’opposition regroupée au sein de la plateforme RMDM a choisi le meeting politique au Magro pour se faire entendre sur différents points concernant la situation politique qui prévaut dans le pays, la bande à Rah-Ckiky a, quant à elle, saisi la HCC pour « réclamer le départ de Andry Rajoelina ». Toutefois,  les juges constitutionnels ont annoncé la fin de non-recevoir de cette dernière.  « La HCC n’est pas habilitée à suspendre le mandat du président de la République », a répliqué Florent Rakotoarisoa, président de la HCC face à la presse ce mardi. Et de poursuivre que « Nous avons réellement été sollicités par le groupe Gasy Leo mais nous ne sommes pas habilités à nous prononcer pour ce genre d’initiative ». « Seuls les chefs d’institutions, le président de la HCDDED, les parlementaires, les collectivités territoriales décentralisées peuvent saisir la HCC conformément aux dispositions constitutionnelles », rappelle-t-il. Les cas échéant, selon Florent Rakotoarisoa, la HCC n’est pas amenée à agir, encore moins, à sortir une décision, un arrêt, ou un avis. En tout cas, la Constitution dans son article 43 stipule que « Le Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’Etat de droit est chargé d’observer le respect de l’éthique du pouvoir, de la démocratie et du respect de l’Etat de droit, de contrôler la promotion et la protection des droits de l’homme ». À environ une année de la prochaine échéance électorale et avec une « grande muette » qui a préféré briser le silence, le message est clair. Et à lui de prêcher l’apaisement.

Julien R.

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Vendredi joli

1 COMMENTAIRE

  1. Le pouvoir a peur…

    Le pouvoir a peur …au point que les muets retrouvent le don et la vertu de la parole . Ce n’est pas rien !
    Manquement au devoir de mutisme (réserve) ..?sans langue de bois (de rose) où l’on se prend à regretter les prières sincères à l’occasion d’un certain naufrage…réel !? , simulé . Voir ? Savoir ?
    Manquement au devoir de dignité : face au drame de Ankazobe , l’irresponsable politique aurait dû présenter sa démission à sa hiérarchie responsable . A défaut , celle-ci aurait dû le démissionner …moyennant dédommagements pour non- performances envers la nation et faillite flagrante des missions de sa fonct.ion : en l’espèce, assurer , garantir la protection dans la sécurité des biens et des personnes .
    Quel est le sens du message de l’agrippement et du maintien à leur poste et fonction de tous ces hauts serviteurs de l’État ? Ne sont responsables ni redevables de rien !?

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