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vendredi 30 septembre 2022
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Défenseurs des droits humains : CNIDH, la grande absente du sommet de l’Océan Indien

La présence massive des jeunes a été l’une des particularités du lancement du sommet des défenseurs des droits humains organisé à Anosy, hier. Ce qui témoignerait de la place des jeunes dans le long processus de la paix dans la Grande île. 

«La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme ou CNIDH devrait être l’organisme officiel en matière de droits de l’homme. Sa présence à un tel évènement aurait dû être automatique et naturelle que l’organisme soit invité ou non». Propos de Bakoly Andrianady, représentante de l’association Vie Neuve quant à la non participation de la commission en question à la première partie du sommet des défenseurs des droits humains de l’Océan Indien à Anosy, hier. Une absence qui n’est pas passée inaperçue pour les acteurs des organisations de la société civile présents, hier. «L’absence de cet organisme fait poser des questions quant à sa crédibilité et la reconnaissance qu’ont les parties prenantes et les bailleurs sur la structure», lance Arimanga Abel, de Fiantso Madagasikara. Avant de rajouter «on parle tout de même de droits humains, de défenseurs de ces droits et la CNIDH n’y est pas».  

Soucis. La journée d’hier a également permis de savoir l’existence de certaines tensions au sein même de l’organisation, entre la structure et les autres acteurs œuvrant dans le domaine des droits humains. Face à la question relative à la légitimité ou non du bureau actuel, le ministère de la Justice affirme «avoir tout fait pour résoudre le problème». La situation serait un des grands soucis de ce ministère. «On a fait tout notre possible pour régler le problème. On a même discuté cette année. On a essayé de trouver des solutions, ensemble. Mais on ne les a pas trouvés», explique le ministère. Avant de déclarer «être impuissant devant la situation» tout en faisant savoir «ne pas baisser les bras mais vouloir continuer à résoudre les soucis» de la CNIDH.

Court-circuit. Les deux représentants des organisations de la société civile continuent en avançant la question relative à la mise en place même du bureau actuel. À en croire nos sources, «la mise en place du bureau ne s’est pas faite selon les normes». «Les élections des membres du bureau se sont déroulées en respectant les normes par contre», précise Bakoly Andrianady. Par ailleurs, cette dernière interpelle sur le cas des «deux membres des Organisations de la Société Civile qui n’ont pas encore reçu leur décret de constatation». «Pourquoi ces deux personnes n’ont-elles toujours pas reçu leur décret de constatation alors qu’il n’y a pas vraiment de raisons avancées pour expliquer la situation ?», s’est-elle demandée. Avant d’expliquer que «régie par la loi 2014-07 du 22 juillet 2021, la nomination n’a pas besoin d’appréciation de la part du pouvoir exécutif contrairement à la nomination des hauts employés de l’État». Arimanga Abel quant à lui explique : «on fait en sorte de dire et de faire savoir que les deux candidats ne sont pas aimés et validés par le président de la République. Je pense que notre cas n’est même pas remonté aussi haut car il est bloqué quelque part». Si l’ombre de l’exécutif plane sur l’organisation et le fonctionnement de la CNIDH, l’on se pose la question sur le respect du principe de Paris qui lutte pour une indépendance efficiente de cette organisation. 

José Belalahy

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