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lundi 26 septembre 2022
DomicileÀ lireÉmeute à Ikongo : 11 manifestants tombés sous les balles des gendarmes

Émeute à Ikongo : 11 manifestants tombés sous les balles des gendarmes

Le commandant de la gendarmerie a lancé un appel au calme

Tragique. Une foule furieuse s’est manifestée devant le poste de la gendarmerie à Ikongo, hier vers 10 heures du matin. Ces hommes et femmes réclament qu’on leur livre des présumés assassins et kidnappeurs. La population voulait procéder à une vindicte populaire. « Après débordement, les gendarmes ont ouvert le feu. 11 personnes sont mortes sur le coup et 18 autres ont été grièvement blessés », selon le commandant de la gendarmerie nationale, le général Andry Rakotondrazaka hier, lors d’un point de presse. « La gendarmerie a arrêté des hommes suspectés d’homicide sur une mère de famille et d’avoir kidnappé son enfant albinos. Ces derniers ont été enquêtés au poste de la gendarmerie à Ikongo. Apprenant la nouvelle, le fokonolona de la localité s’est rué vers le poste et a tenté d’entrer de force dans le camp pour réclamer qu’on lui livre ces personnes afin de procéder à une vindicte populaire. Évidemment, la loi en vigueur dans notre pays dit le contraire mais la population s’en fiche. Les gendarmes auraient refusé leur revendication », poursuit-il. Une négociation dirigée par le commandant de la brigade d’Ikongo s’est donc tenue avec une délégation du fokonolona et des membres de la famille de la personne tuée. Les gendarmes ont expliqué que les suspects doivent rester entre les mains des autorités judiciaires. Un périmètre de sécurité a été mis en place par les gendarmes. Mais il y a eu un débordement du fokonolona, les jets de pierres ont fusé de partout et la caserne de la gendarmerie a été la principale cible. Malgré une tentative de dispersion de la foule qui a lamentablement échoué, ces jets de pierres ont repris, et ce, de manière plus intense. Contraints d’utiliser leurs armes, les gendarmes ont ouvert le feu. « Pour protéger la vie des gendarmes et de leurs familles et pour préserver leurs biens, les militaires ont dû utiliser les armes », a indiqué le commandant de la gendarmerie nationale. « Une enquête est en cours », a poursuivi ce dernier. La situation est revenue en partie au calme, pour le moment, à Ikongo. Face à ces faits, il est dommage de constater que les citoyens n’ont plus peur de rien, ni des forces de l’ordre, même  armées et prêtes à tirer sur la foule. Le député d’Ikongo, Brunel Razafitsiandraofa demande une ouverture d’enquête parlementaire sur cette affaire.

Yv Sam 

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3 COMMENTAIRES

  1. Quand on doit choisir entre quelques vies et quelques autres. Quel métier difficile que celui des gendarmes livrés à eux-mêmes dans des localités enclavées.
    De l’autre côté, on ne peut qu’être triste pour la population de ce district. Déjà décimée par Batsirai, les voilà tombant sous les balles des gendarmes censés les protéger.
    La solution est peut-être étonnante mais rien de plus que ce que réclame l’honorable député choisi dans la localité : désenclaver le district. Car c’est le genre d’incident qui ne se produit guère dans les autres chef-lieux de district desservis par les goudrons.

  2. Ten mahagaga n’y fomba fitandroana filaminana amintsika aty . Tsy MBA mise bombe la crimogene ve aty Madagascar , olombelogno tifirigny karah vorogno matimaty ho azy .Pas de enquête pour la suite
    Tegna mbola lavitry justice

  3. Resultat de depart : 1 mort. Bilan a la sortie :11 morts .Comment  » Le foutu commandant de la gendarmerie » espere encore  » lancer un appel au calme »?

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