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lundi 26 septembre 2022
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35e Session du Comité des Pêches : Partage d’expériences de Madagascar sur la gestion de la pêche et de l’aquaculture

Le ministre de la Pêche et de l’Economie bleue, le Dr Paubert Mahatante, lors de son intervention à Rome.

Madagascar participe activement à la 35e Session du Comité des Pêches qui se tient depuis le 5 septembre jusqu’au 9 septembre prochain au siège de la FAO à Rome, en Italie. 

Le ministre de la Pêche et de l’Économie bleue, le Dr Paubert Mahatante Tsimanaoraty y représente non seulement la Grande île mais aussi l’organisation régionale SADC regroupant 16 pays d’Afrique australe. Lors de son intervention à la tribune de cette assemblée internationale, il a partagé les expériences de son pays sur la gestion de la pêche et de l’aquaculture. « Ces secteurs sont censés contribuer à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté, dans le cadre de la réalisation de l’Objectif de Développement Durable No 14. En tant qu’île, notre vision est de faire de la pêche et de l’aquaculture l’un des principaux piliers de la croissance économique tout en améliorant la gouvernance des océans et en protégeant les écosystèmes, afin de développer le secteur de l’économie bleue », a-t-il soulevé.

Stratégie de l’économie bleue. Cependant, dans de nombreux États membres de la SADC, la consommation de poisson est encore très faible. Elle est d’environ 4,26 kg/habitant/an pour Madagascar contre 146 kg/habitant/an aux Maldives. En matière de gestion de la pêche et de l’aquaculture, « notre atout est la collaboration fructueuse avec divers acteurs et partenaires techniques tels que la FAO qui nous accompagne pour mettre en place une plateforme de pêche artisanale et établir un plan d’action national de pêche artisanale. Ainsi, avec l’appui de l’Union Africaine-Bureau Interafricain des Ressources Animales (UA-IBAR), nous disposons désormais d’un Cadre Politique Africain et une Stratégie de Réforme de la Pêche et de l’Aquaculture (PFRS) et de la Stratégie Africaine de l’Economie Bleue (ABES). Cela fait de Madagascar l’un des rares pays d’Afrique à avoir mis en place avec succès une stratégie de développement de l’économie bleue qui est la marque de fabrique de la Stratégie de l’économie bleue de l’UA », a évoqué le ministre Paubert Mahatante.

Cinq pays bénéficiaires. Par ailleurs, “ dans le cadre du développement de la pêche artisanale, nous mettons en place des complexes de pêche et des zones d’émergence piscicole. Outre la ratification de la Charte de suivi, contrôle et surveillance de la SADC, nous renforçons notre collaboration avec le programme régional ECOFISH pour nous permettre de sécuriser les ressources au sein de notre Zone Économique Exclusive et pour protéger la zone de pêche artisanale de la pêche industrielle ”. Madagascar prévoit également d’utiliser 41 patrouilleurs navires et 9 drones maritimes pour la surveillance de la pêche d’ici la fin de cette année. Le « Centre de Surveillance de Pêche, en collaboration avec le CRFIM, Stop Illegal Fishing, Global Fishing Watch, l’Ocean Global Alliance, sera en charge de la gestion et de l’exploitation de ces outils pour lutter efficacement contre la pêche Illicite, Non déclarée et Non réglementée (INN). Ainsi, Madagascar fait également partie des cinq pays qui bénéficieront du projet pionnier de la FAO de lutte contre la pêche INN en Afrique », d’après toujours ses explications.

Pêche durable et équitable. Dans le cadre de cette 35e Session du Comité des Pêches à Rome, le ministre de tutelle a évoqué qu’il faut mettre en œuvre l’approche globale pour la pêche à petite échelle et semi-industrielle étant donné que ces deux segments de pêcherie sont vitaux. La collaboration avec toutes les parties prenantes pour améliorer la collecte et la transparence des données, pour la sécurité des pêcheurs, est également sollicitée, sans oublier l’alignement de la stratégie de développement de la pêche et de l’aquaculture à la stratégie de l’économie bleue. L’objectif est de parvenir à une croissance significative et durable. Par ailleurs, le ministre de la Pêche et de l’Économie bleue a toujours sollicité le développement des coopérations entre toutes les parties prenantes pour renforcer la protection des activités de pêche contre toute forme de Pêche INN, et ce, pour parvenir à une pêche durable, légale, équitable et sûre pour tous. 

Navalona R.

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