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lundi 26 septembre 2022
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Évolution du climat : La crise de l’eau, à l’origine du déplacement de 700 millions d’Africains d’ici  2030

Les inondations suite aux intempéries et cyclones ont fait d’importants dégâts à Madagascar cette année.

Les migrants pour des raisons climatiques existent depuis des décennies en Afrique et à Madagascar. L’évolution du climat et les risques liés à l’eau pourraient déplacer 700 millions d’Africains d’ici 2030.

L’eau manque dans certaines régions de l’Afrique, elle est en surabondance dans d’autres régions, causant des inondations et d’importants dégâts. L’évolution du climat est source d’importants changements dans la vie des populations du continent, dont à Madagascar.

Selon un nouveau rapport sur l’état du climat en Afrique en 2020, publié le 8 septembre 2022 par l’Organisation Météorologique Mondiale, le stress hydrique marqué qui sévit en Afrique touche environ 250 millions de personnes sur le continent et pourrait entraîner le déplacement de 700 millions de personnes d’ici à 2030. Quatre pays africains sur cinq ne disposeront pas de ressources en eau suffisantes dans moins de 8 ans.

Le rapport de l’OMM indique que l’Afrique fait face à une crise de l’eau. Ses conséquences sur les sources d’eau impactent gravement les communautés, les économies et la nature. Les sécheresses, les inondations de grande ampleur, les changements des pluies et le rétrécissement des sources d’eaux sont les effets les plus marquants. Ces faits ont déjà été observés à Madagascar. Sur le continent africain, l’augmentation de la demande en eau et les capacités en approvisionnement limitées et imprévisibles risquent d’aggraver les conflits et les déplacements.

Réchauffement, sécheresse et insécurité alimentaire. La tendance au réchauffement pour 1991-2021, à raison de +0,3°C par décennie, était plus élevée que pour la période 1961-1990 (+0,2 °C par décennie) dans toutes les sous-régions africaines. 2021 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée en Afrique. La hausse des températures a, entre autres, fait baisser de 34% la productivité agricole sur le continent depuis 1961. Cette tendance devrait se poursuivre à l’avenir, augmentant le risque d’insécurité alimentaire aiguë et de malnutrition.

Par ailleurs, l’Afrique de l’Est vit de longs épisodes de sécheresse, aggravés à la suite d’une succession de faibles saisons des pluies (ayant conduit aux déplacements de populations) et aux restrictions liées à la pandémie de Covid-19. L’augmentation des prix des denrées alimentaires a rendu plus difficile l’accès à la nourriture et leur disponibilité. La situation dans le Sud de Madagascar en est une parfaite illustration. À noter que plus de 58 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans cette partie de l’Afrique, dont à Madagascar. 

Plans nationaux. À deux mois de la tenue de la COP27 sur les changements climatiques, en Egypte, le plan national de chaque pays pour le climat devra afficher des objectifs revus à la hausse afin de réduire effectivement les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. 

À ce jour, plus de 40 pays africains ont déjà révisé leurs plans nationaux pour le climat en y incluant des engagements plus ambitieux en matière d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets.

Hanitra R.

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