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dimanche 25 septembre 2022
DomicilePolitiqueDialogue et réconciliation : Bilan mitigé du Conseil pour le Fampihavanana Malagasy

Dialogue et réconciliation : Bilan mitigé du Conseil pour le Fampihavanana Malagasy

Une nouvelle équipe va-t-elle occuper ce bâtiment ?

L’objectif du CFM est « d’institutionnaliser un processus capable de promouvoir et de renforcer la culture du dialogue, la tolérance, la solidarité et l’équité pour la paix durable », précisent les termes de la loi 2016-037. Mais sur ce front, l’organe n’a pu enregistrer aucun fait d’armes depuis son installation il y a cinq ans. Au contraire, la flamme est portée par d’autres entités qui ont déjà fait leurs preuves lors des précédentes crises. Actuellement, le conseil œcuménique des Églises chrétiennes remet sur les rails la « concertation nationale ».

Silence. Les chefs d’Église ont appelé les acteurs politiques, opposants comme partisans de pouvoirs, à « se mettre autour d’une table ». Le FFKM qui voulait alors le dialogue entre les acteurs n’a jamais sollicité les services du CFM dirigé par Alphonse Maka. Pourtant, l’initiative est dans la compétence de ce conseil, qui, de son côté, a voulu se murer dans le silence face au mastodonte du rempart moral. Pour les observateurs,  la position prise par le FFKM s’annonce comme un affront au conseil pour le fampihavanana malagasy.

Illusoire. Le CFM a été aussi mandaté pour rétablir également « la vérité se faisant à partir des faits liés aux événements politiques ». Pourtant, le tabou sur le sujet de la « vérité » concernant les différentes crises n’a jamais été levé. « Les réalités historiques des faits, crimes et violations des droits de l’homme, ayant causé un préjudice à une personne ou à un groupe de personnes et laissé des séquelles sur la cohésion nationale » ne sont jamais portées à la connaissance du public. Dans ce cas, la vérité est toujours illusoire et le CFM aura encore fort à faire.

HCC. La responsabilité de mettre fin aux « crises politiques générées par différents facteurs, historiques, sociopolitiques, économiques et géostratégiques, lesquelles sont devenues répétitives, rapprochées, davantage plus graves, complexes et imbriquées » a été remise sur les épaules de l’équipe d’Alphonse Maka. Mais à peine que l’organe a vu le jour et l’équipe a été mise en place, la Haute cour constitutionnelle, dans sa décision 18-HCC/D3 du 25 mai 2018, évoque à nouveau une « crise politique » en 2018. L’assainissement du terrain politique n’a jamais été encore opéré et les plus récentes crises hantent toujours les discours politiques actuels.

Milliards. Les « saines fondations pour l’avenir et le développement économique de la Nation » ainsi la mise en place des « infrastructures de paix pour garantir la non-répétition des crises » relèvent, en effet, de l’illusion. Cinq années ont passé mais le CFM n’a pas su briller sur ces sujets. Alors que l’Etat a déjà investi des milliards d’ariary chaque année dans les caisses du CFM pour réaliser ces missions prévues par la loi 2016-037. Alphonse Maka et consorts devraient quitter la direction du CFM et sortir par la petite porte.

Rija R.

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1 COMMENTAIRE

  1. De l’utilité de l’entité ??? Tel est le questionnement.
    Composé dans sa grande majorité d’anciens personnages politiques, il était hasardeux de s’attendre à des résultats probants de la part du CFM malgré les efforts déployés.
    A priori, l’erreur était dans l’aiguillage et dans la perception du terrain.
    Le devenir de l’entité est posé.
    Une invitation à y réfléchir et une acceptation au dévouement seront des plus utiles.

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