- Publicité -
samedi 1 octobre 2022
- Publicité -
DomicileSociétéRentrée scolaire : Des  ménages contraints de vendre leurs biens 

Rentrée scolaire : Des  ménages contraints de vendre leurs biens 

Le magasin à ciel ouvert au niveau des 67 Ha

Nombreux sont les foyers qui ont des difficultés à finir le mois après avoir payé les factures des fournitures scolaires et les obligations familiales comme le « famadihana ». Incapables de joindre les deux bouts, certains sont obligés de vendre leurs biens. 

Scène devenue ordinaire que de voir des ustensiles de cuisine, des appareils électroménagers et autres meubles usagés étalés à même le sol pour la vente. Il arrive de rencontrer les propriétaires eux-mêmes mais souvent, ceux-ci déposent les marchandises chez un vendeur comme c’est le cas au niveau des 67ha , le long du canal. Les vendeurs questionnés ont affirmé exiger une facture relative au bien à vendre, l’un d’entre eux de marteler : « beaucoup viennent pour déposer un bien mais par mesure de sécurité pour nous-mêmes, nous ne recevons que les biens assortis d’une facture en bonne et due forme. La plupart d’entre eux rencontrent des difficultés financières et font appel à nos services ». On trouve pareils étalages dans presque tous les quartiers populeux de la capitale allant des 67Ha, Isotry, Andohatapenaka, en passant par Ambohimanarina ou Talatamaty.

Technologies. Signe des temps modernes, le même phénomène s’observe aussi sur les réseaux sociaux où des particuliers mettent en vente leurs «biens» et proposent même une livraison à domicile contre le prix du trajet en bus. Les prix proposés varient en fonction de la qualité et de l’état des biens mis en vente, quoique dans certains cas, certains vendent à perte, ce qui fait l’affaire des acquéreurs chanceux. Les vendeurs qu’on a pu rencontrer ont avancé qu’ils ont besoin de liquidités, raison pour laquelle ils se séparent, la plupart du temps à contre cœur de leurs biens. Les temps sont durs, nous sortons tout juste de la période de rentrée scolaire où beaucoup de ménages ont dû s’endetter pour assurer le retour sur les bancs de l’école de leurs progénitures.

Tradition. D’autres familles quant à elles ont eu à honorer leur part de charges liées au « famadihana », ou cérémonie de retournement des morts. Selon chaque famille qui la pratique, le famadihana a lieu entre juin et septembre. Après deux ans de parenthèse en raison de la pandémie de Covid-19 et ses restrictions, cette coutume bien malgache revient en force, notamment sur les Hauts Plateaux. Toutes les charges y afférentes sont réparties entre chaque famille, et celles-ci peuvent atteindre des sommets qu’il faut absolument assurer quelle que soit la capacité contributive de chacun, amenant des fois certains à s’endetter lourdement et se retrouver complètement sans un sous après les festivités.

Narindra Rakotobe 

- Publicité -
- Publicité Google Ads -
Suivez nous
311,259FansAimer
1,424AbonnéesSuivre
Articles qui pourraient vous intéresser

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez saisir votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici