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samedi 1 octobre 2022
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Andry Rajoelina sur les Îles Eparses : Pour une solution concertée, juste et apaisée

Conformément à ce qui a été annoncé, le Chef de l’Etat a prononcé un discours à la tribune des Nations-Unies hier.

Andry Rajoelina revient à la charge. Dans son intervention à la tribune de l’Assemblée générale des Nations-Unies hier, le Chef de l’Etat a lancé une énième interpellation au Conseil de Sécurité de l’ONU pour réclamer la mise en œuvre des résolutions de l’ONU incitant la France à appliquer sans tarder la restitution des Îles Eparses à Madagascar. « L’année dernière, j’ai eu l’opportunité d’évoquer le souhait de mon pays de voir enfin appliquées les résolutions prises par l’Assemblée générale des Nations-Unies en 1979 et en 1980 sur la restitution et la gestion des Iles Éparses ou Nosy Malagasy dans l’Océan Indien à Madagascar.Nous nous réjouissons de la tenue très prochaine de la deuxième rencontre de la Commission Mixte Franco-Malagasy sur le sujet, et forts de ces deux résolutions, qui confirment la légitimité de notre revendication, nous espérons pouvoir compter sur le soutien des Nations-Unies, pour parvenir enfin à une solution concertée, juste et apaisée », a-t-il déclaré.

Plus forts. Après deux années de crise sanitaire, l’Assemblée générale de l’ONU se tient enfin en présentiel. Le Chef de l’Etat a ainsi profité de sa prise de parole pour évoquer la stratégie choisie par Madagascar pour gérer cette pandémie. « Nous avons choisi de faire confiance à nos scientifiques et aux richesses naturelles de notre terre. La création de l’usine pharmaceutique Pharmalagasy en pleine crise sanitaire nous a démontré que nous pouvons transformer les difficultés en opportunités, afin d’exploiter notre biodiversité et ainsi protéger la population malagasy. Alors que l’on présageait l’hécatombe en Afrique, le taux d’infection et de mortalité à Madagascar figure parmi les plus faibles au monde. Classé comme zone verte, parmi les pays à faible risque de contamination, actuellement, l’entrée à Madagascar ne nécessite ni test ni passe sanitaire. Nous avons déjoué toutes les statistiques et sommes ressortis plus forts mais surtout plus engagés encore vers la route de l’émergence de notre pays ».

Appel au dialogue. Il a ensuite évoqué la crise en Ukraine. « Comme tous les pays du monde, nous subissons pleinement les impacts inflationnistes de cette crise », a-t-il soutenu. Alors que certains acteurs sur le plan diplomatique attendent une prise de position de la part des autorités Malagasy, le président Andry Rajoelina quant à lui préfère jouer la carte de la neutralité. Il lance ainsi un appel au dialogue à l’endroit des protagonistes. « Nous sommes convaincus que toute guerre se termine autour d’une table. Le dialogue est la seule voie pour instaurer la paix. C’est ainsi que Madagascar réitère son appel au dialogue pour résoudre le conflit, car les conséquences sont planétaires, elles s’alourdissent de jour en jour et les pays en développement comme le nôtre en sont les principales victimes ». Il appelle ainsi les Nations-Unies à favoriser le multilatéralisme afin de trouver des solutions équitables, tenant compte des forces et des vulnérabilités de chaque pays et de sa population. « Comment peut-on accepter qu’en cette période de crise, certains pays avec plus de 100 000 dollars de PIB par habitant, et d’autres à moins de 600 dollars, achètent les barils du pétrole au même platz, au même prix » ? Andry Rajoelina appelle l’ONU à prendre des mesures pour accompagner les pays à faible revenu, afin qu’ils puissent bénéficier et s’approvisionner en pétrole à des prix équitables.

PEM. Le président de la République a ensuite évoqué la mise en œuvre du Plan Émergence Madagascar. Sur la tribune des Nations-Unies, Andry Rajoelina a tenu à souligner que la mise en œuvre de ce document a été lancée depuis le début de son mandat en 2019. « Une approche secteur et projets a été priorisée afin de hisser l’économie nationale au rang des pays nouvellement émergents », a-t-il expliqué. Dans le domaine de l’énergie, le Chef de l’Etat de faire savoir que nous projetons de doubler, voire tripler notre capacité de production. Il a particulièrement cité le projet qui consiste à équiper la majorité des foyers Malagasy de kits solaires.

Changement climatique. Comme ce fut le cas lors de ses précédentes interventions sur la scène internationale, le numéro Un d’Iavoloha a aussi évoqué les problématiques du changement climatique. Pour la énième fois, il tire la sonnette d’alarme et appelle les dirigeants du monde à honorer les engagements pris lors de la COP 21 et réaffirmés lors de la COP 26 concernant la création du « Fonds vert pour le climat »à hauteur de 100 milliards de dollars par an. « Dans ce sens, Madagascar a été le 5e pays africain à avoir finalisé son Plan National d’Adaptation. Mon pays devrait ainsi faire partie des bénéficiaires de ce fonds vert. Cependant, l’accès au financement tourne au ralenti et actuellement, aucun engagement n’a été respecté », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’il est injuste que les pays les moins pollueurs paient le plus lourd tribut des impacts du changement climatique. « Combien de réunions de haut niveau, de sommets et de conférences internationales avons-nous déjà eus ? Combien de déclarations et engagements avons-nous déjà prononcées ? Transformons maintenant les discours en actions concrètes. Aujourd‘hui, je porte les cris et la voix du Continent africain en général et de Madagascar, en particulier. La Jeunesse africaine, le Continent tout entier attendent la concrétisation des accords de la part des pays émetteurs. Tenir ces engagements, c’est protéger notre planète. Nos populations l’exigent, et les générations futures nous en demanderont des comptes ».

En chantier. Pour attirer l’attention par rapport au Plan Emergence Madagascar, Andry Rajoelina de déclarer qu’actuellement, le tout Madagascar est en chantier. « Cela fait presque quatre ans que nous n’avons cessé de construire et réhabiliter des routes, bâtir des écoles, des centres de santé, des hôpitaux, des barrages agricoles, des tribunaux, des prisons aux normes, des infrastructures sportives et culturelles et bien d’autres. Madagascar évolue continuellement, malgré les crises en cascade à l’échelle mondiale. Le Plan Émergence Madagascar trace littéralement les voies vers l’avenir », a-t-il martelé. Il, c’est Andry Rajoelina qui a aussi profité de cette intervention à la tribune de l’ONU pour réclamer la mise en place de nouveaux mécanismes de financement tels que le FFDR ou le fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilitéet en activer le décaissement. Il a aussi saisi l’occasion pour remercier le Fonds Monétaires International, la Banque Mondiale et les autres pays qui ont soutenu Madagascar dans les moments difficiles.

Recueillis par Davis R

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3 COMMENTAIRES

  1. Déconnecté de la réalité de son pays le Pdt et son entourage malveillant.
    mais toujours « the best » devant un micro comme au bon temps de sa jeunesse dont le parterre onunien s’en contrefout!
    Il faut être fort et riche pour se faire entendre à l’ONU……..ce n’est pas le cas du pays

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