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mardi 6 décembre 2022
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Transport à Toliara : Le déficit du Bac Fiavota diagnostiqué par le Tribunal Financier

Le Bac Fiavota s’arrête de travailler.

Pour résoudre l’enclavement de la partie Sud de Tuléar, l’Union européenne avait doté la population retranchée, d’un moyen de transport sur mer, moderne et fiable en 2011.

Le député Jean Rabehaja était outré en écoutant l’audit du Tribunal Financier (TF) : « C’est l’ignorance des responsables qui en est la cause », dit-il tristement.Un seul maire sur huit était présent au rapport définitif d’audits de conformité et de performance, tenu le 23 septembre. Les huit maires des communes urbaines, associées en OPCI (Organisme Public de Coopération Intercommunale, considéré comme un établissement, public, local), n’ont pas su gérer comme il faut l’absence de traçabilité des procédures de création de l’OPCI. Les statuts étaient également introuvables, au moment de l’enquête de TF. Et pour ne pas arranger les choses, les trois exploitants successifs, n’ont jamais montré leur vraie comptabilité, pour connaître la réalité. Ils se sont contentés de révéler les frais qu’ils ont engagés, mais jamais leurs recettes, d’après l’audit. Des témoins connaissant le Bac Fiavota, et familiers du gérant exploitant, sont étonnés d’entendre tant de déficit, absolument contraire au train de vie mené par le gérant , et se référant au bon souvenir de leur pique-nique réalisé sur le Bac. Tout le monde se rappelle, aussi, qu’un des exploitants s’est permis de détourner le Bac, en trafiquant du bois de roses jusqu’à Fort Dauphin, avec la complicité des membres de l’OPCI, puisqu’il n’y a jamais eu d’enquête ni de poursuite.

Alors quel avenir est réservé au Bac Fiavota, un bijou inestimable, qui a rendu un bref service à la population du Sud de Tuléar, mais jeté en pâture aux requins qui ont fait le malheur du Bac, sans punition aucune ?

Selon le rapport du TF, le futur exploitant, répondant à l’appel d’offre, doit être assisté par un comptable confirmé. Mais un ancien exploitant suggère que le futur exploitant doit être mécanicien lui-même, et non là uniquement pour empocher les recettes. Il doit piloter le Bac Fiavota lui-même. Il sera un salarié. Un « job description » devrait définir les tâches du pilote-exploitant, du comptable et du maire. C’est le maire-président de l’OPCI qui doit recevoir les versements, au jour le jour, assisté par le comptable, selon toujours l’ex-exploitant du Bac Fiavota.

Charles RAZA

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