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mardi 6 décembre 2022
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DomicileEconomieAgrégation agricole : Partage du modèle pratiqué par le groupe STOI 

Agrégation agricole : Partage du modèle pratiqué par le groupe STOI 

Rabetsitonta Tovonanahary, le PDG du groupe STOI partageant ses expériences en agrégation agricole lors d’une conférence à la FIA.

La mise en application de la loi sur l’agrégation agricole récemment adoptée par les deux Chambres parlementaires à Madagascar, a fait l’objet d’une conférence-débat organisée dans le cadre de la 4e édition de la Foire Internationale de l’Agriculture la semaine dernière. 

L’agrégation agricole est le nouveau concept promu par le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage en transformant le secteur agricole via le développement de l’agri-business. L’objectif consiste à atteindre l’autosuffisance alimentaire. Concrètement, il s’agit d’une autre forme d’agriculture contractuelle qui est déjà pratiquée dans le pays. Mais cette fois-ci, les contrats signés entre les agrégés qui sont formés par des organisations paysannes ou des producteurs individuels, d’une part et les agrégateurs qui sont les opérateurs oeuvrant dans l’agri-business, de l’autre, sont régis par une loi afin que les deux parties puissent travailler dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant. Le groupe STOI s’est déjà lancé dans cette agrégation agricole, et ce, depuis dix ans, en vue de développer la filière haricot dans le district de Miandrivazo. Il a ainsi partagé le modèle pratiqué à tous les acteurs oeuvrant dans le domaine de l’agri-business lors d’une conférence-débat qui s’est tenue la semaine dernière à la Foire Internationale de l’Agriculture dans sa 4e édition au parc des Expos à Forello Tanjombato.

Taux de recouvrement à plus 90%. « Nous fournissons à crédit tous les intrants nécessaires tels que les semences et les engrais organiques que nous produisons nous-mêmes à nos paysans partenaires comptant plus de 2 500 producteurs. Au moment de la récolte, ces paysans les remboursent. Ils ne sont pas non plus lésés car nous, l’agrégateur, nous engageons à acheter leur production, et ce, au prix du marché», a expliqué Tahiana Razanamahefa, le responsable de communication du groupe STOI, à cette occasion. « Au début, le recouvrement des coûts des intrants mis à la disposition des paysans était difficile. Mais nos techniciens encadreurs sur le terrain travaillent en partenariat avec les autorités et les notables locaux qui se portent caution à la solvabilité des paysans, pour ce faire. Le renforcement de la sensibilisation de ces producteurs, n’est pas en reste. En outre, nous procédons également à la digitalisation du secteur agricole en distribuant des cartes de producteurs. Le système de recouvrement peut être ainsi suivi en temps réel via un logiciel. Actuellement, le taux de recouvrement atteint plus de 90% pour la filière haricot », a-t-elle poursuivi. Le groupe STOI prévoit cette année une production de 500 tonnes de lingot blanc qui seront destinées principalement à l’exportation vers Maurice et l’Afrique du Sud. 

Partage de risques. Par ailleurs, le groupe STOI pratique le même modèle en développant la filière riz hybride depuis cinq ans, en étroite collaboration avec le département en charge de l’agri-business au sein du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage. « Nous avons plus de 5 000 paysans partenaires répartis dans 16 régions qui produisent actuellement du riz hybride. Leurs revenus se sont nettement améliorés en réalisant 4 250 000 Ar de bénéfice brut contre 650 500 Ar pour le riz conventionnel. Et pour faire face aux impacts du changement climatique, la Nouvelle Institution de Micro-finance (NIM), une filiale du groupe, mettra en place bientôt une assurance agricole, outre la facilitation d’accès des paysans aux petits matériels et équipements agricoles », a enchaîné Tahiana Razanamahefa. Puisque la loi sur l’agrégation agricole prévoit un partage de risques entre les deux parties, cet opérateur en agri-business s’engage à rééchelonner sur trois ans le délai de paiement des intrants de ses paysans partenaires qui sont victimes des aléas climatiques. En revanche, « nous ne cessons d’interpeler l’Etat sur le renforcement de la sécurité en milieu rural car le développement du secteur agricole en dépend », a-t-elle conclu. 

Navalona R.    

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