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mardi 6 décembre 2022
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DomicilePolitiqueListe électorale : Deux logiciels et 5 000 tablettes pour éviter les doublons

Liste électorale : Deux logiciels et 5 000 tablettes pour éviter les doublons

La digitalisation oblige ! La Céni veut utiliser les grands moyens afin de mener à bien la refonte de la liste électorale.

À quelques mois de la prochaine échéance électorale, les regards sont braqués sur la Céni qui veut se doter des moyens financiers, humains mais surtout techniques afin d’améliorer la liste électorale.

Les grands moyens. À cinq jours du début de la refonte de la liste électorale, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) veut se doter d’un moyen logistique plus performant et technologiquement plus avancé. En effet, les responsables de la Commission ont fait part, hier à Alarobia, de leur souhait d’utiliser deux logiciels mais aussi 5 000 tablettes dans la confection de la prochaine liste électorale qui entre, bien évidemment, dans le cadre de la refonte qui commencera, comme  ce qui a été indiqué dans le calendrier de la Céni, ce samedi 1er octobre. Développés par des techniciens malgaches, ces logiciels disposent de paramètres pour éviter les doublons sur la liste électorale, si on en croit les explications.

Sur terrain, la Céni veut également que les agents recenseurs soient équipés. Si les logiciels servent à mieux confectionner la liste, les 5 000 tablettes seront utilisées pour enregistrer les informations sur chaque électeur, avec la prise de photo de la fiche complétée. Les bases de l’ancien outil ont été maintenues mais c’est au niveau de la technologie utilisée qu’il y a un changement, a d’ailleurs soutenu Alberto Ranaivodimby, directeur du système d’information et des nouvelles technologies auprès de la Céni, durant l’atelier d’hier.  Le nouveau logiciel permettrait d’éviter les doublons sur la liste électorale, souligne-t-il. Si la Céni estime que 13 500 000 électeurs devraient figurer dans la prochaine liste électorale, chaque tablette devrait enregistrer 2 700 électeurs, mais cela dépend bien évidemment des différentes données sur terrain.

Électeurs fictifs. Les inquiétudes fleurissent dans le camp des partis en dehors du régime en ce qui concerne la probable manipulation de cette liste électorale.  Marc Ravalomanana a d’ailleurs mis en garde ses partisans contre tous calculs politiques sur la future refonte de la liste électorale. Il a ainsi indiqué aux responsables de son parti dans la région Sava le 16 septembre dernier, qu’il faut surveiller de près la liste électorale car ses électeurs n’ont pas eu le droit de voter. Ceux du parti d’en face, pourtant, même s’ils sont déjà morts, sont toujours sur la liste électorale. « C’est pourquoi ces 1 million de doublons ont été fabriqués », a-t-il indiqué en se référant à l’existence des doublons lors de la dernière présidentielle. Même les observateurs de l’Union européenne ont émis des réserves sur l’indépendance de la Céni et tout ce qui en découle.

Ainsi, pour tirer les choses au clair et éviter toute suspicion, la Céni veut être précise dans les techniques de récolte de données. La mise en place d’une case pour l’enregistrement du numéro de série de la carte d’identité nationale (CIN) dans l’application mobile va aider à la différenciation du cas des CIN qui portent un même numéro, selon l’explication. Toutefois, il a été mentionné que la suppression systématique des doublons ne sera appliquée qu’à l’étape finale d’arrêt de la liste. La Céni va imprimer et renvoyer au niveau des fokontany la liste des électeurs inscrits dans deux ou plusieurs bureaux de vote afin de pouvoir mener à bien la vérification et avoir le choix du bureau de vote de chaque électeur. Toujours dans une volonté de transparence, un atelier de collecte des recommandations des acteurs des élections et de la société civile précédera la présentation officielle des deux logiciels, ce jeudi. 

Julien R.

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1 COMMENTAIRE

  1. On devrait considérer la possibilité de passer aux cartes biométriques plus tard. On estime à 20$/personne adulte le passage à la digitalisation. C’est plus avantageux que les risques politiques, économiques et sociales.

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