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mardi 6 décembre 2022
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DomicilePolitiqueOlivier Herindrainy Rakotomalala : Pour une gestion rationnelle des ressources minérales

Olivier Herindrainy Rakotomalala : Pour une gestion rationnelle des ressources minérales

 

Le ministre des Mines et des Ressources stratégiques avec certains participants à l’atelier organisé par l’AWIMA

« L’industrie extractive est un levier pour le développement du pays » a réitéré, jeudi,  à Ankorondrano, le ministre des Mines et des Ressources stratégiques, Olivier Herindrainy Rakotomalala, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier de réflexion sur le contexte environnemental, social et de la gouvernance dans le secteur minier à Madagascar. Ce ministre qui jauge sa sortie médiatique aborde toujours avec aisance et conviction les enjeux de son secteur. Devant des femmes venues d’Afrique qui viennent « réfléchir » sur le cas malgache dans le cadre de cet atelier initié par l’association des femmes intervenant dans le secteur minier en Afrique (AWIMA), le membre du gouvernement n’hésite pas à soutenir que  « Madagascar se devait de valoriser ses potentialités en ressources minérales pour qu’elles puissent se transformer en richesses ». Mais cette démarche ne sera pas aussi synonyme d’un « laisser-aller ni de gâchis », met en garde le ministre. Loin s’en faut. « Les ressources minérales doivent être gérées d’une manière rationnelle pour qu’elles puissent également profiter aux générations futures », a martelé Olivier Herindrainy Rakotomalala. 

Réformes. C’est dans ce sens que son département, affirme-t-il, a mis en œuvre certaines réformes qui sont actuellement sur les rails, portant notamment sur le cadre légal du secteur des mines  « Les législations en vigueur ont été réformées pour que les mines nationales soient encadrées dans un cadre performant, durable et responsable » a affirmé le membre du gouvernement à Ankorondrano, jeudi dernier. Mais les « réformes actuelles menées au niveau du ministère sont également initiées pour faire face aux mutations du contexte international de cette dernière décennie, notamment en termes de besoins en matières premières », poursuit-il. Car non seulement, toujours selon Olivier Herindrainy Rakotomalala, « le cadre juridique actuel ne permet plus d’appréhender les réalités actuelles du marché à l’échelle internationale » mais aussi, « Madagascar se trouve en situation de concurrence avec d’autres pays africains ou latino-américains, dans la fourniture de matières premières et dans le développement de son tissu industriel du secteur extractif », affirme-t-il. 

Enjeu critique. Les investissements sont donc au cœur du sujet dans cette vision du gouvernement sur le secteur extractif.  « Et c’est justement dans ce cadre que le partenariat intervient nécessairement » soutient le ministre des Mines. Cette ouverture est saisie par le projet AfricaMaVal, mis en œuvre par AWIMA lors de cet atelier à Ankorondrano, et qui est, quant à lui, une initiative soutenue par l’Union européenne dans le but de « sécuriser l’accès aux matières premières représentant un enjeu critique pour l’ambition européenne de délivrer le Green Deal  et d’opérer la transition énergétique et numérique ». Le projet vise à « développer un partenariat UE-Afrique qui assure un approvisionnement responsable en ressources minérales pour l’industrie européenne tout en garantissant un développement local durable dans les meilleures conditions environnementales, sociales et de gouvernance qui conduirait à un environnement commercial durable à long terme pour les entreprises européennes et africaines ». 

Approvisionnement. L’objectif de la rencontre à Ankorondrano étant de « mener une analyse approfondie du contexte environnemental, social et du cadre de gouvernance (ESG) des projets miniers à Madagascar et d’avancer des propositions de recommandations sur le régime minier malgache en ce qui concerne les directives ESG ». Les deux journées de réflexion, jeudi et vendredi, ont, en effet, réuni certains acteurs du continent africain et témoigne que les potentialités minières du pays sont reconnues et suscitent davantage la convoitise des investissements étrangers. Raison pour laquelle Bruxelles a soutenu une telle initiative comme AfricaMaval, nous glisse un participant. Le développement « d’une chaîne de valeurs d’approvisionnement responsable en matières premières », notamment minérales, est d’ailleurs, dans la visée de l’initiative de AWIMA. 

Rija R. 

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