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mardi 29 novembre 2022
DomicilePolitiqueRefonte de la liste électorale : Débuts difficiles pour la Céni

Refonte de la liste électorale : Débuts difficiles pour la Céni

Des irrégularités ont été signalées depuis le début de la refonte de la liste électorale

Des voix commencent à se faire entendre quant à certaines irrégularités dans les opérations de refonte de la liste électorale.

Six jours après le lancement officiel et quatre jours après le début de la refonte de la liste électorale, des imperfections ont été enregistrées dans certains fokontany de la Capitale. Des agents recenseurs non-équipés ou encore l’absence de budget pour mener à bien l’opération sont des exemples évoqués depuis ce lundi sur ces irrégularités. Rivo Rakotovao a même indiqué que le régime et la Commission électorale nationale indépendante (Céni) n’étaient pas bien préparés à cette refonte. De leur côté, sur les ondes de l’Az Radio, les animateurs de Miara Manonja n’ont pas manqué d’énumérer les différents incidents qui ont marqué ces quatre jours. Ils ont déploré que l’opération se fasse à la va-vite et s’inquiète sur sa crédibilité. D’autres observateurs craignent le pire et s’inquiètent sur ce qui se passe dans les localités se trouvant loin de la capitale. Des inquiétudes qui semblent légitimes parce que la fiabilité des prochaines élections en dépend et tous les partis politiques veulent s’y engager davantage.

Participations. Dictés par le cours des événements et l’évolution de la conjoncture politique de ces derniers jours, les états-majors politiques veulent prêter main forte à la Commission Électorale Nationale Indépendante ou la Céni. S’il y a quelques jours, ils se mettaient sur le même diapason afin d’exprimer leurs souhaits de voir des nouvelles têtes à la direction de la Céni en remettant en cause l’indépendance de celle-ci, maintenant ils s’accordent à travailler de concert avec elle afin de mener à bien la refonte de la liste électorale qui était lancée officiellement ce samedi. Ce mardi, le parti APM ou Antoko Politika Madio a exprimé son souhait de voir des techniciens issus des différents partis politiques collaborer avec la Céni dans l’observation de l’utilisation du logiciel SIGL durant cette opération. Notons que le parti Tiako i Madagasikara a également déjà indiqué, dans son communiqué de ce samedi, qu’il faut que la Céni ait une libre collaboration avec les représentants de tous les partis politiques au niveau de la Commission Locale de Recensement des Electeurs ou CLRE.

Inclusive. Des agitations qui indiquent, notamment, l’importance de cette refonte. Notons qu’en dehors de la prochaine élection présidentielle, elle conditionne les autres élections à venir. Selon la loi organique sur le régime général des élections et des référendums, la refonte totale de la liste électorale est effectuée tous les dix ans. « La refonte des listes électorales et du Registre électoral national est l’opération qui consiste à supprimer une partie ou la totalité des listes électorales et du Registre électoral national, et d’en constituer de nouveaux », prévoit ce texte. Il est ainsi normal que tous les partis politiques et les organisations de la société civile se sentent concernés par cette opération. Des groupuscules, avec des ambitions électorales très limités, ont même déploré, hier, que la Céni ne les ait pas conviés à la cérémonie de la présentation du logiciel SIGL de ce jeudi. Ils ont indiqué que « la Céni devrait respecter le principe d’exclusivité dans sa démarche et que Madagascar compte près de 300 partis et formations politiques alors que la Céni n’a invité qu’une dizaine de partis ».

Julien R.

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