- Publicité -
jeudi 1 décembre 2022
DomicilePolitiqueChristine Razanamahasoa : « La séparation des pouvoirs devrait être respectée »

Christine Razanamahasoa : « La séparation des pouvoirs devrait être respectée »

Les députés se sont fait remonter les bretelles par la présidente de l’Assemblée nationale, hier. Des sanctions exemplaires sont néanmoins attendues contre certains élus de la Chambre basse durant cette session ordinaire.

Christine Razanamahasoa
Christine Razanamahasoa n’a pas mâché ses mots face aux dérives de certains députés.

Incisive ! Durant moins d’une heure, la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, a, en effet, fait le tour des événements qui ont marqué la période intersession. Bien qu’elle ait entamé son discours par l’énumération de toutes les réalisations de son institution, celle-ci a fait allusion à une interpellation tranchante concernant les députés qui étaient cités dans des affaires qui ont fait la Une des tabloïdes ces dernières semaines. « Nous faisons les lois, et nous devrons être des modèles quand il s’agit de respecter la loi », a tonné la numéro Un de la Chambre basse devant une audience composée du Premier ministre Christian Ntsay, de quelques membres du gouvernement, des chefs d’institutions, du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), du président de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) et d’autres organes constitutionnels, mais surtout des députés dont certains ont encore semblé manquer à l’appel.

Scrutée de près par les observateurs, cette session ordinaire d’octobre est l’occasion pour le Bureau permanent, dirigé par l’ancienne ministre de la Justice, de retrouver sa crédibilité en prenant des décisions à la hauteur des faits, même si on chuchote de partout qu’il y a un monde entre les paroles et les actions. Un no man’s land peuplé par des élus qui se conduisent comme de véritables intouchables. Néanmoins, l’élue d’Ambatofinandrahana a soutenu que « l’immunité ne devrait pas servir à se protéger des abus des dérives que certains députés effectuent ». Et de continuer qu’ « il faut respecter la séparation des pouvoirs et que les députés ne marchent pas sur la plate-bande de l’Exécutif et vice-versa ».

Déstabilisation

La question de l’insécurité figurait également parmi les sujets que la présidente de l’Hémicycle de Tsimbazaza a abordés lors de son discours d’ouverture,, hier. Elle a déploré la recrudescence de ce fléau dans certaines régions de la Grande île et la série de kidnappings dont sont surtout victimes les albinos. Christine Razanamahasoa craint qu’il s’agisse d’un acte de déstabilisation. Elle a d’ailleurs indiqué que l’Assemblée nationale suit de près l’affaire d’Ikongo et qu’une demande d’enquête parlementaire a déjà été déposée et sera discutée durant cette session.

Tourne le dos

La matinée d’hier était aussi l’occasion pour Christine Razanamahasoa de se prononcer sur l’initiative de certains partis de l’opposition, avec le soutien des organisations de la société civile et une partie de la Communauté internationale, d’organiser une concertation nationale pour mieux préparer les élections. « Une telle démarche se fait dans un pays où il y a une crise politique, ce qui n’est pas le cas de Madagascar », a-t-elle ajouté. Une manière pour elle de tourner le dos à cette initiative. Elle a, en effet, invité tous les partis à se préparer pour les futures élections tout en félicitant la Céni sur les efforts déjà fournis et ce qu’elle entreprend afin d’avoir des élections crédibles et acceptées par tous.

Les locataires de Tsimbazaza disposent encore de 59 jours pour mettre sur la table de discussion ces différents sujets et leur agenda devrait être chargé s’ils ne vont pas, une fois de plus, s’illustrer par leur absentéisme. Une situation que l’ancienne ministre de Justice n’a pas manqué de signaler en invitant ses pairs à respecter le règlement interne de l’Assemblée nationale.

Julien R.

- Publicité -
Suivez nous
311,259FansAimer
1,754AbonnéesSuivre
Articles qui pourraient vous intéresser

1 COMMENTAIRE

  1. C’est bien les discours Mme la présidente mais il faut les concrétiser. Nous vous demandons donc sans hésitations de lever immédiatement l’immunité parlementaire de ces élus incriminés, car cela terni l’image du président de la République, et en plus de cela ces malfrats osent parler au nom du président, ce que l’on peut considérer comme si le président était de même connivence. Et que ces brebis galeuses soient présenté à la justice et non au Bianco et que sanction s’en suivra. Comme ce fut le cas en Italie il y a quelques années. Que tout les grosses pointures payent et non les petits conducteurs qui sont mis en garde à vue et emprisonné. Il faut que les deux poids deux mesures cessent dans notre pays.

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez saisir votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici