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lundi 5 décembre 2022
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DomicileSociétéAire protégée à Ambilobe : Les communautés locales prêtes à réduire les dégradations

Aire protégée à Ambilobe : Les communautés locales prêtes à réduire les dégradations

La communauté locale d’Antolantelo a bénéficié d’une formation détaillée par des techniciens

Pour limiter la dégradation d’aires protégées, l’État a procédé au transfert de gestion de certaines d’entre elles à des communautés de base. C’est le cas dans certaines communautés du district d’Ambilobe. L’objectif : une meilleure gestion de ces aires protégées mais également faire bénéficier à ces communautés locales des richesses naturelles renouvelables pour améliorer leur vie quotidienne. La communauté Antolantelo Mandroso, sise dans la commune rurale d’Antsaravibe, a demandé au ministère de l’Environnement la gestion de l’aire protégée de Bongo Kôla qui est située dans leur sillage. Le transfert de la gestion de cette aire leur a été accordé après constatation des dégâts estimés à 70% par les techniciens, il y a un an, pour une durée de 3 ans. Grâce à un contrat signé entre cette communauté, le chef de cantonnement et la commune concernée, ces communautés pourront bénéficier des ressources naturelles renouvelables mais auront aussi à gérer les ressources pour qu’elles deviennent durables. Elles devront protéger la biodiversité située dans la zone et signaler toutes anomalies et infractions qu’elles constateront. Le chef de cantonnement et la commune devront les aider dans leurs responsabilités mais auront également à contrôler l’évolution de leur gestion de l’aire protégée.

La zone que cette communauté gère a été subdivisée en trois parties bien distinctes. Une forêt de 62 hectares, l’aire protégée proprement dite, dans Bongo Kôla devra donc être préservée de toutes intrusions humaines durant les 3 ans, selon ce qui est indiqué dans le cahier de charges signé par les trois parties. La communauté locale disposera cependant de 43 ha de forêts pour ses besoins en médecine traditionnelle ou pour les constructions d’habitation entre autres. Enfin, un terrain de 15 hectares leur sera alloué pour un reboisement intensif et étroitement surveillé. Ce transfert de gestion a été financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la coopération économique et de développement (BMZ) à travers le programme Page 2 /Giz dans le cadre du programme AFAFI NORD-AF, permettant ainsi aux techniciens de constater, de former et de fournir à la communauté tous les outils leur permettant de mener à bien leur mission. Cependant, ces communautés sont face à un défi d’envergure puisque outre les incendies de forêts, les coupes illicites, ils auront surtout à faire face à la colère des destructeurs de forêts, pas toujours avenant, et peuvent même risquer leur vie pour préserver la forêt qui leur a été confiée. 

Hanitra Andria

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