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dimanche 4 décembre 2022
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DomicileEconomieExportation : Deux conteneurs de black eyes refoulés en Europe

Exportation : Deux conteneurs de black eyes refoulés en Europe

Le «  black eyes » est une variété de grain sec très prisé sur le marché international, notamment en Europe. 

Madagascar exporte notamment la majorité de sa production de black eyes en Europe, en Turquie et en Inde.

Il s’agit d’un produit phare de Madagascar destiné à l’exportation. Les régions SOFIA, Betsiboka et Boeny disposent d’une forte potentialité de production de black eyes dans le pays. Depuis l’ouverture de la campagne d’exportation de cette variété de grain sec, c’est la première fois que la direction des Protections des Végétaux au sein du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, a été notifié par l’Union européenne sur le cas du refoulement de deux conteneurs de black eyes destinés à l´Europe. Le dépassement de la limite maximale du taux de résidus de pesticides contenus dans ces lots d’exportation, en est la principale raison, a-t-on indiqué au sein de cette direction des Protections des Végétaux. 

Nouvelles réglementations européennes

Il est à rappeler que les principaux acteurs concernés œuvrant dans les filières d’exportation, dont entre autres, la filière black eyes, ont été formés en matière de nouvelles réglementations européennes sur les conditions d’accès au marché en matière phytosanitaire, sanitaire et pour l’agriculture biologique. Différents ateliers d’information ont été organisés dans ce sens suite au partenariat entre le ministère en charge de l’Agriculture et de l’Elevage et le programme RINDRA financé par l’Union européenne, dans le cadre du 11e FED. À l’issue desquels, il a été discuté l’utilisation des intrants agricoles chimiques à fort dosage par les producteurs. À titre d’illustration, si les fréquences d’utilisation des pesticides et des engrais chimiques sont normalement limitées à deux fois par an, elles ont augmenté à six fois en raison d’une forte campagne de sensibilisation effectuée par certains revendeurs ou techniciens agricoles. Ce qui détruit les cultures et par la suite l’environnement au fil du temps, sans oublier les effets néfastes sur la fertilité des sols ainsi que la santé des consommateurs et des animaux. 

Liste de 600 pesticides

En revenant sur le cas de refoulement de deux conteneurs de black eyes survenu tout récemment en Europe, le taux maximal des résidus de pesticides autorisé selon la réglementation européenne est de l’ordre de 0,01 milligramme par kilo. Il est à noter qu’une liste de 600 pesticides utilisés par les producteurs œuvrant dans toutes les filières d’exportation, est passée à la loupe par l’Union européenne. Outre la formation des principaux acteurs concernés, dont entre autres, les producteurs, les collecteurs et les exportateurs, concernant cette nouvelle réglementation européenne, des analyses en laboratoire des résidus de pesticides des produits d’exportation sont effectuées à l’Institut Pasteur de Madagascar, avant leur expédition sur le marché international, a-t-on appris. Jusqu’à présent, les producteurs de black eyes ne disposent pas encore de solution alternative pour se passer des pesticides afin de lutter contre les animaux nuisibles à leur plantation. Ils ne peuvent pas non plus se procurer des matériels et équipements plus efficaces comme les pulvérisateurs pour bien maîtriser le dosage de pesticides utilisés, sans la mutualisation de leurs moyens.  

Guide de bonnes pratiques

En attendant, la direction des Protections des Végétaux vient d’élaborer un guide de bonnes pratiques agricoles indiquant toutes les mesures phytosanitaires et hygiéniques à respecter, outre les techniques agricoles appropriées, pour la filière black eyes. Les producteurs et les exportateurs de ce produit l’ont validé la semaine dernière, lors d’un atelier organisé à Mahajanga, considéré comme étant la capitale du black eyes, a-t-on évoqué. Il faut savoir que Madagascar exporte la grande majorité de sa production de black eyes à destination de l’Europe et de Turquie ainsi qu’en Inde. 

Navalona R.

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4 COMMENTAIRES

  1. Pas que le black eyes qui sont concernés par ce phénomène de contaminations par des engrais chimiques, tous les légumineuses de Madagascar sont touchés ( lojy voagnemba, antake, ampemba, lentilles, Tsaramandroso.. etc etc aucune contrôle sérieuse n’est faite par le ministère de tutelle de l’agriculture et ces pseudo directeurs régionaux avec leur titre pompeux et ronflant mais ne connaissant absolument rien de l’agriculture tout court ni de l’agri bio. Ils se pavanent en 4×4 sillonnant la brousse sans aucun apport d’efficacité.
    Je dis toujours qu’il faut bien nettoyer les écuries d’augias sinon vous connaissez la suite…

    • Bonjour .
      Madagascar et ses populations doivent s’attendre à la vigilance « bienveillante » de l’Occident anglo-saxon donneur d’ordres , de La France ,aux ordres justement . Positionnement quant au conflit russo-ukrainien oblige .
      Au-delà , on peut s’interroger sur la capacité financière des agriculteurs à se fournir en engrais…toxiques aujourd’hui , aujourd’hui seulement . Reste que toutes les cultures d’exportation, au niveau mondial , sont concernées par ce phénomène , pour raison de rentabilité .
      Se pose la question de l’équilibre entre recettes en devises de l’exportation toutes denrées et matières comprises et…recettes de fonds en devises de donateurs institutionnels ( FMI – BAD – UE – …) .
      Dirai-je enfin combien me paraît nécessaire, utile, le partage d’analyses et de ressentis sur l’actualité malagasy.

  2. Heureusement que les pays EU sont là pour alerter les consommateurs à ne pas consommer ces produits chimiquement contaminés et dangereux pour la santé humaine.

  3. à corriger ci-dessus : aucun contrôle sérieux n’est effectué de manière sérieuse par le ministère de tutelle et leurs différents directeurs régionaux.

    Et je rajoute,
    À savoir que ces graines de semences donnés par les pays tiers ont été génétiquement modifiés  » OGM » dans un but de pallier à la malnutrition et famine causées par sécheresse récurrente.
    On peut penser que derrière ce refus, le retour de ces denrées génétiquement modifié pour l’exportation vers l’Europe ne répond pas à la législation européenne…

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