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samedi 10 décembre 2022
DomicileEconomieCampagne d’exportation de vanille : Désespoir des nouveaux demandeurs d’agrément

Campagne d’exportation de vanille : Désespoir des nouveaux demandeurs d’agrément

Comme nous l’avons déjà annoncé, la campagne d’exportation de vanille 2022-2023 débute aujourd’hui. Au grand bonheur bien évidemment des 70 exportateurs qui ont bénéficié du renouvellement de leur agrément et qui peuvent du coup, commencer à écouler leur production sur le marché international qui s’annonce très compétitif.

Mais au grand malheur aussi, malheureusement des nouveaux demandeurs qui sont toujours en attente de cette autorisation officielle pour espérer poursuivre leurs activités et rentrer dans leurs frais.

Liberté d’entreprendre

À l’instar de cet exportateur qui a requis l’anonymat pour faire état de son désespoir, en attendant si sa demande aura ou non une réponse positive. « J’ai fait ma demande, l’année dernière et je n’ai pas eu mon agrément. J’ai alors décidé d’abandonner, mais on m’a conseillé de continuer et j’ai, quand même, renouvelé ma tentative cette année », raconte-t-il. Et de continuer que « si j’ai fait cette nouvelle demande pour la deuxième fois consécutive, c’est que tous les ans, systématiquement, le ministère en charge du Commerce lance un appel aux exportateurs pour faire leur demande d’agrément dans un marché  censé être libre». Déclarant ouvertement qu’il félicite les mesures d’assainissement opérées par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Consommation, Edgard Razafindravahy, cet exportateur qui opère dans la filière vanille depuis des années regrette cependant que l’administration ne tienne pas compte, du moins pour le moment de ces nouvelles demandes. « Je suis un citoyen et au nom de la liberté d’entreprendre qui figure parmi les principes démocratiques, j’ai le droit d’opérer dans ce secteur que je connais », poursuit-il. Son désarroi est d’autant plus grand dans la mesure où il a déjà investi pour réussir sa campagne. Pour ne citer, entre autres, que la mise en conformité des magasins de stockage ou l’acquisition de stocks de vanille préparée qu’il est prêt à écouler auprès de ses clients. « J’ai trouvé des clients dans différentes destinations et ils sont prêts à acheter au prix indiqué de 250 USD le kilo de la vanille à l’exportation ». Une manière de dire qu’il est disposé à respecter les règles du jeu mises en place par le gouvernement dont, entre autres, les prix planchers, le paiement des taxes et le rapatriement des devises.

Appel au gouvernement

On rappelle que 165 nouvelles demandes ont été déposées auprès des instances compétentes mais aucun agrément n’a encore été octroyé à ce titre. « Est-il possible que toutes ces nouvelles demandes ne soient pas conformes aux critères légaux et techniques », se demande-t-il en lançant un appel au gouvernement pour que ce dernier considère le cas des nouveaux demandeurs qui sont prêts à se conformer aux exigences de l’assainissement de la filière vanille entrepris par le ministère. « On ne peut évidemment pas agréer tout le monde mais  si des demandeurs remplissent les conditions, ils ont le droit d’avoir cet agrément. À charge par la suite pour le ministère de contrôler s’ils respectent ou non leur engagement et le cas échéant de retirer leur agrément ». Pour lui et pour les autres exportateurs qui veulent jouer le jeu de la relance de la filière vanille, cet octroi d’agrément aux nouvelles demandes conformes est en tout cas un enjeu capital. « Certains, parmi ces nouveaux demandeurs, travaillent avec des centaines de paysans planteurs de vanille et contribuent ainsi au développement de la filière », conclut-il en espérant que cet appel pour une meilleure considération des nouvelles demandes conformes et sérieuses, soit entendu. La balle est dans le camp des autorités.

 R.Edmond.

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