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dimanche 4 décembre 2022
DomicileCultureGrand Prix Martial Sinda : Trois malgaches sélectionnés

Grand Prix Martial Sinda : Trois malgaches sélectionnés

Le Grand Prix Martial Sinda de la poésie francographe, qui porte le nom du premier poète de l’Afrique Equatoriale Française, a été lancé pour commémorer le 20e anniversaire du festival parisien Printemps des Poètes des Afriques et d’Ailleurs dont le parrain inaugural était le poète et nationaliste de renom Jacques Rabemananjara. Le thème était mémoire-histoire et résistance. D’abord dédié à Madagascar, il s’est élargi à l’ensemble des pays du sud et des Outre-Mers. Les candidats devaient envoyer une vingtaine de poèmes inédits sur le thème, entre le 10 mai et le 31 octobre 2022. Premier bilan avec le président du jury, Thierry Sinda.

MM. Combien de textes avez-vous reçus par zones géographiques et combien en avez-vous sélectionnés ?

Thierry Sinda. Nous avons reçu 36 textes, je crois, et nous en avons retenu 33, dont 7 femmes, pour concourir pour le Grand Prix Martial Sinda de la poésie francographe. Nous avons lu plus de 1 000 pages ! Les poèmes sélectionnés viennent de 17 pays ou régions : 6 du Cameroun, 4 de Côte d’Ivoire, 3 du Congo, 3 de Madagascar, 3 du Bénin, 2 de RDC, 2 du Sénégal, 1 respectivement de l’Algérie, du Chili, du Gabon, de la Guadeloupe, des Îles Canaries, de l’Île de la Réunion, du Mali, de la Martinique, de Mayotte et du Tchad. À l’unanimité nous avons été très étonnés par la diversité des origines et la qualité des expressions.

MM. Pouvez-vous nous dévoiler la sélection côté malgache, ou est-ce encore trop tôt ?

T.S. Oui pourquoi pas ! Vous en avez l’exclusivité : Hery Mahavanona avec son recueil inédit mi-écologique, mi-politique intitulé Requiem pour ces arbres qui cachaient la forêt. L’auteur a déjà publié localement 4 ouvrages dont l’un, Cauchemar de chlorophylle (éd. Tsipika, 2008), a reçu la Mention Spéciale du Grand Prix littéraire des Océans indien et pacifique (remis par l’ADELF) ; Valiha Rakotonirainy, qui est enseignante-chercheuse, son recueil n’a pas de titre. Il se divise en trois parties distinctes : Foi, famille et patrie. Elle n’a pas encore publié ; et le jeune Ryan Izika Iavilisy pour son recueil inédit Nuances de bleu. Il est doctorant à l’Université d’Antsiranana, et vient juste de publier le recueil Citronnade aux éditions Dodo vole à la Réunion. Ces trois auteurs ont, d’ores et déjà, le label : « Sélectionné par le Grand Prix Martial Sinda de la poésie francographe 2023 ». Je voudrais aussi citer la benjamine des candidats malgaches, Carol Rakotomamonjy Sitraka Narindra. Elle a 22 ans. Elle n’a pas été retenue. Narindra se plaît à écrire des slams, de la poésie, des scénarios.

MM. Avec autant de candidats de qualité venant de 17 pays ou régions, le choix du Grand jury va-t-il être aisé ?

T.S.En effet, c’est fastidieux ! On y passe même des nuits blanches avant d’argumenter nos choix entre nous sur les réseaux sociaux. C’est un prix international, comme on les aime au sein de la Néo-Négritude parisienne ; cela sera d’autant plus prestigieux pour le Grand Lauréat dont on fera résonner le nom sur les bords de la Seine littéraire et bien au-delà !

MM. Pouvez-vous rappeler les membres du jury ?

T.S.Moa Abaïd (acteur et metteur en scène algérien), Henri Moucle (poète martiniquais), Marie-France Danaho (grande dame de la poésie guyanaise), Habib Osmani (poète et écrivain algérien), Denise Chevalier (poétesse et bibliothécaire martiniquaise), Francine Ranaivo (poétesse et présidente de l’Alliance Internationale des Femmes de France et de Madagascar) et moi, poète et universitaire congolais.

Recueillis par Patrice RABE

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