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lundi 5 décembre 2022
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DomicileSociétéRéinsertion sociale :  Les enfants des rues livrés à eux-mêmes 

Réinsertion sociale :  Les enfants des rues livrés à eux-mêmes 

Les enfants doivent souvent mendier afin de pouvoir manger.

Les parents constituent encore un obstacle à la réinsertion sociale des enfants des rues. Ces derniers sont souvent exploités à des fins pécuniaires.

De nombreux enfants à Madagascar sont encore contraints de vivre dans la rue, dans la précarité et la violence. Impossible de déterminer leur nombre puisque le pays ne dispose pas encore de données officielles sur le sujet. Et la pandémie de Covid-19 n’a pas non plus arrangé les choses. Très peu ont accès à l’éducation, ils doivent souvent travailler ou mendier afin de pouvoir manger et subvenir aux besoins de leurs familles. On voit aussi des enfants dont le handicap est exploité à des fins pécuniaires par leurs parents ou leurs tuteurs, tapis dans l’ombre. Livrés à leur sort et se couchant la nuit à la belle étoile, ces domiciliés de la rue espèrent tous une vie meilleure et vivre pleinement leur enfance. Mais quelles sont les mesures prises pour faire de ce rêve une réalité ? Selon le directeur de l’enfance et de la famille auprès du ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF), Miora Fanantenana Rajerison, deux centres ont déjà été mis à la disposition des sans-abris. « Le comportement responsable des parents réduirait sensiblement le nombre d’enfants dans les rues. Ceux qui sont déjà accueillis dans ces centres sont sensibilisés à y rester pour le bien-être des enfants mais la tâche est loin d’être facile », a-t-elle indiqué.Ces points ont été évoqués hier à l’Hôtel de Ville Analakely lors d’une conférence-débat dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant.

Convention. Madagascar célèbrera ce dimanche le 31e anniversaire de la ratification de la convention internationale des droits. Des efforts ont déjà été menés pour que les enfants puissent jouir pleinement de leurs droits mais beaucoup reste encore à faire, selon Maître Maria Raharinarivonirina, présidente du Conseil d’administration de l’association SOS Villages d’enfants Madagascar. « Parmi les cinq droits fondamentaux de la convention relative aux droits de l’enfant, il y a le droit à l’identité. De nombreux enfants ne sont néanmoins pas encore enregistrés à la naissance. Il y a également le droit à la santé mais la vaccination et la nutrition nécessitent encore des améliorations », a-t-elle souligné. Elle a également noté dans la foulée que d’autres thèmes comme le changement climatique ou encore les nouvelles technologies n’ont pas été mentionnés dans cette convention mais ils méritent pourtant une réflexion puisqu’ils touchent également les enfants.

Narindra Rakotobe

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