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mardi 6 décembre 2022
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DomicileSociétéImpôts fonciers sur les propriétés bâties : La Commune urbaine d’Antananarivo se défend

Impôts fonciers sur les propriétés bâties : La Commune urbaine d’Antananarivo se défend

La CUA entend mettre en place un simulateur en ligne pour permettre aux Tananariviens de faire des estimations des impôts qu’ils doivent payer.

Les résultats des derniers recensements des habitations effectués par la Commune urbaine d’Antananarivo avancent qu’il y a environ 194 777 propriétés bâties. 

Les vives réactions suite à la distribution par la Commune urbaine d’Antananarivo des impôts fonciers sur les propriétés bâties continuent d’animer le quotidien des Tananariviens. Face à cela, les dirigeants de la ville des Mille avancent des argumentaires techniques et politiques. La CUA a introduit ses explications en arguant le code général des impôts pour marquer la légalité de ses initiatives. Elle précise également les bases de calcul et de fixation des impôts qui sont définies en « fonction des existants et caractéristiques des bâtiments » et d’autres facteurs tels que « le coût éventuel du loyer de la propriété ». Pour ce qui est des cas actuels, la Commune urbaine d’Antananarivo note que la fixation des impôts fonciers sur les propriétés bâties a connu une mise à jour qui est établie en fonction de la conjoncture qui prévaut actuellement. « La base de calcul des impôts appliqués jusqu’en 2021 date d’il y a 25 ans passés, soit en 1997 lors du dernier recensement. Ce qui ne correspond plus au contexte actuel, mais également aux situations de beaucoup de propriétés. On devait procéder au changement et la Commune urbaine d’Antananarivo, via monsieur le maire, a pris cette responsabilité », a-t-on avancé lors d’une conférence de presse tenue à l’Hôtel de ville Analakely, hier. Ainsi, selon la commune, « la hausse est normale » et « les mises à jour ont été effectuées par la commission municipale des impôts ».  

Données

La Commune urbaine d’Antananarivo comptabilise actuellement 194 777 propriétés bâties selon les résultats des récents recensements. Des avis d’imposition ont été distribués auprès de ces propriétés. Pour le cinquième arrondissement, par exemple, 35 000 avis auraient été distribués et la population procèdera au paiement petit à petit de leurs impôts. Par ailleurs, 130 000 parmi les 194 777, soit plus de la moitié des propriétés imposables auraient bénéficié d’un abattement fiscal voté par le conseil municipal. La conférence de presse d’hier était également l’opportunité pour les responsables auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo de communiquer sur les doléances et plaintes obtenues depuis l’application des nouveaux impôts fonciers. « 15 000 recommandations et plaintes ont été reçues par la commune urbaine. Des descentes sur terrain ont été effectuées par les équipes de la CUA. Des modifications ont été effectuées », explique la commune. Si cette dernière se défend et met en avant la question de gouvernance de la cité, Tananariviens et Tananariviennes ne se cachent pas pour manifester leurs mécontentements. Et ce, même si payer son impôt est un devoir citoyen. 

José Belalahy

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2 COMMENTAIRES

  1. Et la conjoncture socio-économique ce maire s’en tape royalement ? Il sait au moins que 81% de la pollution vivent sous le seuil de pauvreté 2,19 dollars . C’est bien beau d’appliquer bêtement le mode de calcul des impôts fonciers dans les pays riches mais l’électorat sera là pour les rappeler dans les urnes le moment venu ces méfaits . Tout le monde voit les ordures amassées partout , l’absence d’éclairage des quartiers, les rues dégradées , les parkings insuffisants, l’insécurité etc …

  2. Et comment ! Comment ne pas réagir à une telle aberration ? Sous le prétexte que le mode de calcul des impôts n’ a pas changé à Tana depuis 30 ans, taxer aujourd’hui les gens d’ impôts impossibles à payer d’au moins 10 fois (1000% !) plus de ce qu’ils paient habituellement, il faut le faire ! A voir tout ce qui se passe dans la CUA, (cf cas récent des marchands du COUM, en exemple) il faut se rendre à l’évidence : le siège de la Mairie a été voulu pour renforcer les fortunes personnelles et familiales.
    Et certains conseillers municipaux se lèvent tout heureux pour défendre haut et fort tout ce qui s’y trame, se disant représentants des heureuses voix des électeurs de la Commune, mais convaincus d’être désormais les conseillers – supporters du Maire et non de la population.
    Pour notre part, on ne peut que soutenir ce qu’un technicien vient de clamer sur les ondes (22/11/22) : » Famonoana olona sy fangalarana ny vahoaka io hetra-trano ataon’ ny Commune io ».

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