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vendredi 27 janvier 2023
DomicilePolitiqueRefonte de la liste électorale : Des défaillances manifestes d’après le MMM

Refonte de la liste électorale : Des défaillances manifestes d’après le MMM

Hajo Andrianainarivelo et le sénateur Ndriana Michel Rakotondrainibe à la réunion du Comité exécutif de l’IDC-CDI au Panama.

Les formations d’envergure nationale ont déjà depuis ces derniers mois les yeux rivés sur la préparation de la présidentielle à venir. Et le MMM se mobilise activement dans ce sens.

Un mois !

C’est le temps qui reste à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pour boucler cette étape de la refonte de la liste électorale. Lancée le 1er octobre, elle devrait prendre fin le 31 décembre. Le parti Malagasy Miara-Miainga (MMM) de Hajo Andrianainarivelo, devant les défaillances constatées sur cette refonte, estime que le temps qui reste à la CENI n’est pas suffisant pour mener à bien cette opération. Le parti était, en effet, présent à la réunion du Comité exécutif de l’International Démocrate Centriste (IDC-CDI) qui s’est déroulée au Panama ce samedi sous la direction d’Andrès Pastrana, président de l’IDC-CDI et qui a vu la participation de tous les partis du monde appartenant à cette famille politique. Représentant le MMM, membre à part entière de l’IDC-CDI, Hajo Andrianainarivelo et le sénateur Ndriana Michel Rakotondrainibe ont pu faire le point sur la préparation des élections à Madagascar.

Doute

« Nous appelons la CENI à repousser la date butoir du processus de révision de la liste électorale jusqu’à ce que toutes ces conditions soient remplies et que de larges consultations juridiques et techniques avec toutes les parties prenantes soient organisées », a notamment souligné le parti bleu et jaune de Hajo Andrianainarivelo à l’issue de cette réunion au Panama. La CENI a d’ailleurs déjà indiqué que certaines régions ont pris du retard quant au commencement de cette opération. Et que durant le premier mois de la refonte, les chiffres qu’elle a avancés ne font que semer le doute dans le camp de l’opposition avec des défaillances techniques et logistiques qui ont suscité tant de débats. « Le parti Malagasy Miara-Miainga a exprimé publiquement et officiellement ses observations sur les conditions dans lesquelles sont préparées les élections présidentielles de 2023 », continue le communiqué du parti tout en indiquant que « les conditions légales et la procédure de recensement des électeurs ne sont pas respectées, le logiciel utilisé par la CENI pour le recensement des électeurs présente des défaillances et doit faire l’objet d’une amélioration et d’une validation avant de procéder à son utilisation, et que, les équipements utilisés sont obsolètes ».

Inquiétudes

Des constats qui n’assurent pas la sérénité à moins d’une année de la présidentielle. Dans un climat politique un peu capricieux où les partisans de chaque formation politique se livrent dans des provocations sur les réseaux sociaux. En conséquence, des inquiétudes planent sur l’issue de la présidentielle à venir. « Nous sommes conscients qu’auparavant, les différends électoraux ont été une source de crise et d’instabilité politique majeure pour Madagascar », poursuit le MMM. Dans ces actions, le parti a maintes fois affiché sa volonté d’avoir une compétition sincère où tous ceux qui seront en lice seront égaux devant la loi. « Nous défendons fermement la tenue des élections libres et justes, qui requiert des conditions techniques et légales optimales avant, pendant et après les élections », poursuit le parti de l’ancien ministre de l’Aménagement du territoire dans sa résolution.

Soutien

Même la communauté internationale semble réticente à prêter main forte à Madagascar dans ce processus électoral. L’Union européenne et les Etats-Unis envisagent d’ailleurs d’accorder leur soutien aux organisations de la société civile dans l’objectif de former les citoyens sur leur droit et devoir, mais surtout leur responsabilité sur l’issue de l’élection à venir. « Nous appelons les partenaires internationaux et les donateurs à rester très vigilants afin d’assurer que leur soutien au processus électoral malgache soit une véritable contribution à la démocratie, à l’Etat de droit et à la stabilité du pays », interpelle le MMM.

Dialogue

Accusé par l’opposition, surtout le Tiako i Madagasikara, de faire la sourde oreille par rapport à leurs suggestions sur l’amélioration de la refonte qu’elle entreprend, la CENI devrait agir au plus vite. Dans ce sens, la CENI prévoit d’organiser ce jour, à Mahamasina, son énième dialogue avec les partis politiques, dans l’objectif, certainement, de faire le rapport de ces deux mois de refonte de la liste électorale, mais aussi de persuader les partis politiques du bon déroulement de l’opération. À moins que ce ne soit qu’une réunion de façade, les responsables de la CENI devraient tenir compte des observations de toutes les parties prenantes dans l’amélioration de ce processus électoral.

Julien R.

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