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mardi 7 février 2023
DomicileCultureConcert : Lalatiana et Rija Ramanantoanina au Palais des Sports

Concert : Lalatiana et Rija Ramanantoanina au Palais des Sports

Répétition en trombe et déjà en haute altitude avec Lalatiana, jeudi après-midi.

Réunir une énième fois, deux patrimoines de la musique malgache, Lalatiana et Rija Ramanantoanina, au Palais des Sports. Miritsoka clôture l’année sur un récital.

Le rapport avec le temps, où celui-ci devient plus lisible, moins tyrannique, à la croisée des chemins entre deux générations. Voilà ce qui pourrait résumer le concert de Rija Ramanantoanina et Lalatiana demain au Palais des Sports Mahamasina à partir de 15h. Deux monstres sacrés de la musique malgache vont composer pour un évènement se rapprochant du chef d’œuvre, du récital… Un genre de tableau historique, fait de compositions bien meublées, des élans millimétrés, des nuances soupesées à l’émotion. Tout ce que cette rencontre entre deux époques peut offrir d’abouti.

« Nous sommes convaincus de la capacité de cette nouvelle génération, elle a une ouverture d’esprit, une facilité d’adaptation incroyable », se réjouit Rija Ramanantoanina. Lors de la séance de répétition de jeudi, Meva Gospel de Tamatave en choriste, Hents, Njakanirina Rakotonirainy, Andry Michael Randriantseva, Andry Robison… tout ce beau monde arrive à faire danser Lalatiana sans retenue tout le long du titre « Oay ». Être entouré d’une polyphonie à plus d’une vingtaine de musiciens et choristes, au-delà de la musique, il y a de la vibration brute.

Rija Ramanantoanina en frissonne, spectateur le temps d’un titre. « Moi à l’étranger, je chante toujours en malgache, comme la musique n’a pas de frontière, alors, après les concerts, les spectateurs me disent qu’ils ou elles ont ressenti la mélancolie, la joie, l’amour… sur une telle ou telle partie », fait savoir Lalatiana. Le public du Palais des Sports aura donc une double satisfaction. Succomber, par exemple, à ce spleen mélodique de « Lasa lasa ambiroa ». Et s’émouvoir de son texte aux sentiments rejetés ressurgissant à cause de deux amoureux rencontrés au hasard.

À entendre cette chanson, dans les années ’90, le monde, les Malgaches avaient plus de temps. Le temps de se souvenir. « Avec eux (Lalatiana et Rija Ramanantoanina), j’ai beaucoup appris. J’ai dit à mes choristes qu’après ce concert, ils et elles n’auront plus peur de s’attaquer à des choses qui les ont dépassées auparavant », se réjouit Heiman, chef de chœur de Meva Gospel d’où Denise à émerger. « Nous n’étions pas nés quand, il et elle, ont commencé à chanter. C’est le partage qui prévaut pour nous », renchérit Njakanirina Rakotonirainy, le claviériste le plus en vue du jazz malgache du moment.

Pour l’une des choristes, c’est un rêve. Puisque parmi leurs parents se trouvent des fans des deux artistes. « Alors, chanter avec eux sur scène, c’est toute une émotion, grandiose », ajoute Heiman. Rendez-vous pour un événement majeur. En guise des quinze années d’activité de Miritsoka également, la maison de disques qui se trouve derrière tout cela. Et proposer la place simple à 7 000 ariary. Il y a 30 ans, l’entrée d’un bon concert était déjà à 5 000 ariary. Même le plus en vogue des artistes malgaches n’oserait pas appliquer un tel tarif. « L’art avant le calcul », conclut Niry Ravelojaona, figure emblématique du paysage culturel malgache et parrain de l’évènement.

Maminirina Rado

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