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vendredi 27 janvier 2023
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Dégradation des terres : Un coût économique de 6,7 milliards de dollars par an pour Madagascar

Des paysages sains présentent des avantages tant pour le développement que pour le climat.

Les pertes économiques engendrées par la dégradation des terres correspondent à 1,78% du PIB ou Produit intérieur brut du pays selon une étude menée par la Banque mondiale.

Les paysages de Madagascar se dégradent. Un fait qui est particulièrement observé dans les parties Ouest et Sud. La diminution continuelle et effrénée de la couverture forestière serait une des premières causes de cette situation si l’on s’en tient à une analyse environnementale effectuée par la Banque mondiale. À titre d’exemple, le document soulève que la couverture forestière de la Grande Île a « diminué de 29% de sa superficie en 2000 à 21% en 2020 ». L’importance de sauvegarder les terres se trouve dans plusieurs facteurs et secteurs de la vie socio-économique du pays. « La production agricole, la foresterie et la pêche représentent environ 25% du PIB. Aussi, 75% de l’emploi sont ancrés dans les paysages de Madagascar », fait savoir l’analyse de la Banque mondiale. Avant de noter que la production agricole, la foresterie et la pêche « fournissent une série d’autres services écosystémiques, tels que le maintien et la régulation du débit d’eau pour l’irrigation, la production d’électricité et l’approvisionnement en eau, la limitation des inondations en aval, la rétention des sédiments pour maintenir la fertilité du sol et la réduction de la quantité de sédiments qui s’écoulent dans les centrales hydroélectriques ».

Exorbitant

L’analyse environnementale de la Banque mondiale avance une facture salée de ce que représente la dégradation des terres. « Le coût économique de la dégradation des terres depuis 2000 est estimé à plus de 6,7 milliards de dollars, soit 1,78% du PIB de Madagascar par an », peut-on lire dans le document. Outre ces pertes, la situation a contribué à une baisse du rendement en eau en réduisant la capacité du paysage à capter et à stocker les précipitations. Une piste de solution est toutefois avancée pour changer la donne. Elle résiderait dans « l’amélioration de la gestion du paysage ». Ce qui pourrait « accroître la rétention des sédiments, réduire l’impact des inondations intérieures et améliorer le débit de l’eau afin d’atténuer le changement climatique. Cela augmenterait à la fois la séquestration du carbone et l’efficacité des installations hydroélectriques ». Pour la Banque mondiale, l’approche « paysages : moteur de croissance économique » nécessiterait pour le pays d’initier un certain nombre de réformes. Entre autres, « l’intégration de la gestion des paysages dans ses projets de développement rural et d’infrastructure, pour accroître la durabilité des investissements dans les infrastructures ».

José Belalahy

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