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mercredi 29 mars 2023
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Crimes liés à la pêche INN : 500 Malgaches clandestins par an utilisent la voie maritime

500 Malgaches clandestins par an utilisent la voie maritime

Au niveau mondial, les pertes liées à la pêche INN (Illégale, Non déclarée et Non réglementée), sont évaluées à peu près 24 milliards USD par an. 

« Parlant de la région de la SADC  (Communauté de Développement de l’Afrique Australe) regroupant seize pays dont Madagascar, ces pertes sont estimées entre 500 et 800 millions USD. Quant au cas de la Grande île, en particulier, les études menées par le WWF en 2017 ont abouti à une estimation de l’ordre de 14 à 16 millions USD par an ». Le ministre de l’Economie Bleue, Paubert Mahatante, l’a évoqué hier lors de l’ouverture officielle de l’atelier de reprise de la formulation d’une stratégie nationale et d’un plan d’action pour la mise en œuvre graduelle de l’accord de la FAO de 2009 sur les mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche INN, qui se tient à l’hôtel Carlton pendant trois jours. « Cette pêche Illégale, Non déclarée et Non réglementée existe depuis de nombreuses années. Cela réduit les efforts des pays, surtout Madagascar, en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire ainsi que dans la promotion de la création d’emplois pour les jeunes », a-t-il poursuivi. 

45 navires de surveillance de la ZEE. Mais ce n’est pas tout ! « Ces activités illégales contribuent à l’augmentation du taux de criminalité au niveau mondial. En effet, on observe des crimes associés à la pêche INN. On peut citer, entre autres, la recrudescence des trafics de ressources naturelles ainsi que des trafics des êtres humains. Parlant toujours du cas de Madagascar, on a estimé en moyenne 500 Malgaches clandestins par an qui utilisent la voie maritime. La plupart d’entre eux prennent des moyens de transport de navigation au départ de Nosy-Be à destination de Mayotte entre autres. Il y a également ceux qui partent en boutre via Mahajanga », a révélé le ministre de tutelle. Concernant la pêche en général, « le nombre d’acteurs opérant dans ce secteur est en baisse en raison de l’introduction des navires battant pavillon étranger dans notre zone de pêche. Mais des efforts ont été menés par l’Etat actuel en renforçant le nombre de navires de surveillance de nos eaux maritimes à plus d’une dizaine contre deux ou trois bateaux auparavant. C’est le fruit de la collaboration avec différents partenaires tels que le gouvernement japonais, la Banque mondiale par le biais du programme SWIOFish 2 et la FAO. Notre objectif est de ramener à  45 le nombre de navires assurant le contrôle et la surveillance de notre Zone Economique Exclusive (ZEE) d’ici mi-2023 », d’après toujours ses dires. 

Problème mondial. Par ailleurs, la FAO et l’ONG Stop Illegal Fishing (SIF) ainsi que bien d’autres partenaires travaillent en collaboration avec le ministère de la Pêche et de l’Economie Bleue pour une mise à jour de cette stratégie et plan d’action visant à assurer la bonne gouvernance du secteur pêche tout en luttant contre la pêche INN.  En effet, « il s’agit d’un problème mondial ayant des conséquences environnementaux et socio-économiques bien au-delà des frontières nationales et qui nécessite des réponses globales », a soulevé le Représentant résident de la FAO à Madagascar, Mbuli Charles Boliko. Quant à l’ONG SIF, son coordinateur en la personne de Per Erik Bergh, a évoqué que Madagascar est un pays leader en Afrique en matière de lutte contre la pêche INN. « Une coopération régionale doit être également renforcée pour ce faire », a-t-il conclu.  

Navalona R.

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