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mardi 31 janvier 2023
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Défenseur des droits de l’Homme : La loi « Batou » reportée pour la deuxième fois

La proposition de loi N° 004-2022/PL relative aux défenseurs des droits de l’Homme à Madagascar, présentée par le député Heriniaina Andriambelosoa, alias Naina Batou, élu dans le district d’Antananarivo Avaradrano ne figurait pas dans l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Il a accepté de nous en dire davantage sur la question. 

Cette loi pour les défenseurs des droits de l’Homme a été proposée par le député Heriniaina Andriambelosoa.

Midi Madagasikara (M.M) : Pouvez-vous définir ce qu’on entend par droits de l’Homme ?

 Naina Batou (N.B) : À l’origine, il y a la déclaration universelle des droits de l’Homme qui fut adoptée par l’assemblée générale des Nations unies en 1948. Il s’agit des droits inaliénables de l’individu en tant qu’être humain sans distinction aucune, que ce soit en termes de race, de sexe, de nationalité, d’origine ethnique, de langue, de religion ou autres caractéristiques. Parmi les droits fondamentaux, il y a bien entendu le droit à la vie et à la liberté. 

M.M : Qu’en est-il des défenseurs des droits de l’Homme ?

 N.B : Il est évident qu’il est primordial de défendre les droits de l’Homme. Le droit à la défense est universellement reconnu. Tous les États membres des Nations unies qui ont ratifié la déclaration universelle des droits de l’Homme reconnaissent respecter celle-ci sur leurs territoires. Il va donc de soi que toute personne se trouvant sous leurs juridictions bénéficierait de la protection de leurs droits. Pour s’assurer que chaque individu soit traité dans le respect des droits de l’Homme, il convient aussi de mentionner les défenseurs des droits de l’Homme. Ces derniers doivent travailler dans un environnement sain et avec des conditions favorables pour qu’ils puissent mener à bien leur travail. Un travail, qui, soulignons-le, favorise non seulement le respect des droits de l’Homme, mais aussi la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance, du développement durable et du respect de l’État de droit.

 M.M : Quelles sont les réalités auxquelles sont confrontés les défenseurs des droits de l’Homme à Madagascar ?

N.B : Nous pouvons prendre à titre d’exemple le phénomène « dahalo ». L’enquête est souvent unilatérale. C’est un fait avéré que ce sont plutôt les défenseurs des droits de l’Homme qui sont exposés à des risques spécifiques tels que des menaces qui restent impunies, des attaques, des actes d’intimidation. Ces faits rendent difficiles la protection des droits de l’Homme

M.M : Pourquoi ce report ?

N.B : D’abord, le président de la commission juridique, prévu diriger les travaux de la commission du 28 novembre dernier a eu un accident de la route dans le district de Sakaraha. Heureusement, aucune perte de vie humaine n’a été déplorée au cours de cet accident. Cette fois, la loi figurait bien dans l’ordre du jour, au niveau de la conférence des présidents, mais fut malheureusement ajournée par la séance plénière. C’est la démocratie !

M.M : Soupçonnez-vous des implications politiques derrière ce report?

 N.B : À mon avis non, puisque logiquement, ce sont les membres de la commission juridique qui devaient saisir cette loi qui ont demandé le report par le biais d’une lettre adressée à la présidente de l’Assemblée nationale. Il s’agit notamment du député Idéalson, élu indépendant ; de Maître Hanitra, élue TIM, et de l’Ordre des Avocats.

Narindra Rakotobe 

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