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vendredi 27 janvier 2023
DomicileEconomieDouanes : De nouvelles mesures pour la réouverture des frontières

Douanes : De nouvelles mesures pour la réouverture des frontières

La douane malagasy est prête pour la réouverture des frontières.

La douane malagasy est prête pour la réouverture des frontières. De nouvelles mesures sont prises non seulement pour renforcer la lutte contre le trafic des richesses nationales mais également et surtout  pour augmenter le volume des recettes douanières.

Les contrebandiers, faux-déclarants et autres mafieux qui tentent d’exporter illicitement les richesses nationales sont averties. La batterie de mesures mise en place par la Direction Générale des Douanes au niveau des frontières aériennes et  maritimes vont probablement réduire leur marge de manœuvre.

La douane mène en effet le combat sur tous les fronts. « Les trafics illicites aux frontières ont toujours existé, et les modes opératoires ont évolué. Suite à une série d’études et de projets, nous pensons actuellement disposer, d’armes plus performantes pour venir à bout de ces méfaits » explique Lainkana Zafivavona Ernest le Directeur Général de la  Douane. Ainsi, l’une des premières cibles de la douane sont les trafiquants classiques qui opèrent surtout au niveau des frontières aériennes en exportant des produits et marchandises sans déclaration ou en usant de fausses déclarations. Face à cette catégorie de trafic, le scanning bagage est renforcé et le body scanning est également mis en place. Par ailleurs, il n’y a plus qu’un seul point d’accès au tarmac alors qu’il y en avait cinq  dans l’ancien terminal international.    « La tache de contrôle est  facilité   dans le nouveau terminal international om il n’y a qu’un seul point d’accès »  selon toujours le DG de la douane. Par ailleurs, tous les passagers, même les VIP doivent passer dans la zone d’embarquement sécurisé. « Le nouveau terminal international est beaucoup plus hermétique, avec des agents qui sont tous badgés et d’innombrables caméras de surveillance qui permettent un contrôle quasi-permanent. Les deux autres aéroports internationaux de Nosy-Be et de Tamatave seront également équipés du même dispositif de surveillance. Sur le plan organisationnel, le service se surveillance douanière sera déployé dans toutes frontières et est prêt à intervenir à tout moment.

L’autre dispositif de lutte contre les trafics illicites  est destiné aux faux déclarants en douane. En effet, l’administration douanière a décidé de mettre en place le bordereau de suivi des cargaisons (BSC) à l’exportation. Une disposition qui permettra  de déterminer les  expéditions sensibles et de les cibler pour un contrôle plus approfondi. « Dans le nouveau système, la douane peut même contrôler les marchandises scellées en cas de suspicion » précise le DGD. Par ailleurs, pour limiter et même enrayer les  minorations de valeur, notamment pour les pierres précieuses, la douane va se doter d’un laboratoire ultramoderne capable de déterminer la valeur exacte des marchandises. Un investissement qui sera rentabilisé très rapidement puisque le contrôle de la valeur exacte permet un gain en termes de devises. C’est le cas par exemple avec la cargaison de saphir déclaré à 13.000 dollars par l’exportateur alors qu’après analyse en laboratoires par un expert local a donné une valeur de 500.000 dollars. « Dorénavant la douane mettra un point d’honneur sur les vérifications d’espèces, de quantité, d’origine et de valeur » selon toujours le DG de la Douane.

Les actions de lutte contre les trafics seront même étendues dans ce que l’on appelle dans le jargon de la douane, les territoires non occupées, c’est-à-dire,  certaines zones côtières où la douane ne peut  pas intervenir mais  que certains trafiquants utilisent comme points de départ de   leurs opérations d’exportation illicite. Les trafiquants utilisent notamment les catamarans et autres bateaux de plaisance pour expédier illicitement des marchandises, via les iles voisines comme les Seychelles, par exemple. Dans ce cas une opération de mise en place de bordereau de suivi des navires est en cours, en partenariat avec l’Agence Portuaire Maritime et Fluvial (APMF). Un plan de navigation sera ainsi exigé de la part de toutes sortes de navires opérant sur les côtes malgaches. Les gardes côtes seront appelés à contribution pour ce projet. En somme, et suite aux directives du Président de la République Andry Rajoelina, toutes les dispositions seront prises pour une meilleure protection des ressources nationales contre les trafics illiccites. Avis aux amateurs.

Edmond R.

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