
La solidarité nationale s’organise dans la Cité des Fleurs. Face aux dégâts causés par le passage du cyclone Fytia, le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, a effectué une descente sur le terrain depuis dimanche dernier.
L’heure est à la reconstruction et, surtout, au réconfort. Alors que les eaux commencent à peine à se retirer dans certains quartiers de Mahajanga, le couple présidentiel a tenu à marquer sa présence aux côtés de ceux qui ont tout perdu. Le colonel Michaël Randrianirina, accompagné de son épouse, a entamé dimanche une visite de solidarité de trois jours dans la capitale du Boeny. Un déplacement qui ne se veut pas seulement symbolique, mais résolument opérationnel pour répondre à l’urgence humanitaire.
Soutien. Le coup d’envoi de cette série de visites a été donné à l’EPP Tsaramandroso, l’un des sites d’hébergement les plus denses de la ville. Le centre accueille actuellement près de 900 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, contraints de fuir leurs foyers inondés ou menacés d’effondrement. Sur place, le chef de l’État a annoncé une mesure forte : l’octroi d’une enveloppe financière de 30 millions d’ariary destinée à l’aide directe aux sinistrés. Mais l’urgence est aussi alimentaire. Pour parer au plus pressé et stabiliser les stocks de vivres dans la zone, le Président a également annoncé l’acheminement de 145 tonnes de riz. Ce soutien vient en complément des dispositifs déjà déployés par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), renforçant ainsi la logistique de secours dans une région où les prix des denrées de base ont tendance à fluctuer après chaque intempérie.
Doléances
Après Tsaramandroso, la délégation officielle s’est rendue à l’EPP Fiopio. Fidèle à sa méthode de « descente sur le terrain », le colonel Michaël Randrianirina a pris le temps d’écouter les doléances des familles. Toitures arrachées, pertes de bétail ou destruction des stocks agricoles : le constat est amer pour les Majungais, mais la présence du couple présidentiel a été perçue comme un souffle d’espoir. « La fraternité n’est pas un vain mot en période de crise », a laissé entendre l’entourage de la présidence, soulignant que cette visite s’inscrit dans le cadre global des actions de l’État pour la refondation et la résilience face aux aléas climatiques.
Reconstruction. La journée du 1er février ne s’est pas limitée aux distributions. Une réunion de travail élargie avec les responsables locaux et les autorités régionales a clôturé cette première étape. L’objectif est clair : évaluer l’étendue réelle des dégâts pour affiner la stratégie de reconstruction. Si l’aide d’urgence permet de passer le cap critique, les défis restent immenses pour la Cité des Fleurs. Durant les deux prochains jours, le chef de l’État devrait poursuivre ses inspections pour s’assurer que chaque ariary et chaque sac de riz parviennent effectivement à leurs destinataires. À Mahajanga, la résilience est en marche, portée par cet élan de solidarité étatique.
Julien R.


