
Après le PNUD (Programme des Nations-Unis pour le Développement) avant-hier, c’est au tour de l’Ambassade de France d’effectuer un don de matériels informatiques au Bianco (Bureau Indépendant Anti-Corruption). En effet, dans la matinée d’hier, la délégation de l’Ambassade de France, assistée par les partenaires internationaux de Madagascar dans la lutte contre la corruption, s’est rendue au siège du Bianco à Ambohibao pour remettre à la division investigation de la branche territoriale du Bianco à Antananarivo des ordinateurs portables et des imprimantes qui, selon les explications de Véronique Vouland, ambassadrice de France, « contribuera à l’amélioration des conditions d’exercice de l’équipe d’investigateurs à Tana ». Le Directeur Général de Bianco, Jean Claude Andriamifidy, a d’ailleurs marqué que « toutes les enquêtes au sein du Bianco s’effectuent au moyen des ordinateurs ».
Affaire Claudine. Interrogé sur la suite des enquêtes menées à l’endroit de la conseillère spéciale du chef de l’Etat, Claudine Razaimamonjy, le DG du Bianco a rappelé que « deux des affaires dans lesquelles elle est engluée ont été élucidées mais il en reste encore six ». Tout en rappelant les affirmations de la procureure de la République selon lesquelles la patronne de l’A&C doit retourner à Madagascar, Jean Claude Andriamifidy a tenu à rassurer que les enquêtes se poursuivront. De son côté, l’ambassadrice de France a eu également son mot à dire sur ce sujet : « cette cérémonie était prévue de longue date. La collaboration de la France avec le Bianco est une coopération ancienne. Nous soutenons le Ministère de la Justice de façon appuyée car c’est à travers l’assainissement des procédures de la justice que nous luttons contre la corruption. Nous soutenons aussi les organismes indépendants de lutte contre la corruption tels que le Samifin, le Bianco et le CSI ». En d’autres termes, cela n’insinue aucunement l’idée de récompenser le Bianco pour son travail.
Vigilance. « La corruption rapporte aux corrompus mais coûte cher aux collectivités. Elle participe à terme à la fragilisation du tissu social, à l’instabilité politique et au découragement des jeunes. Elle constitue un frein au développement », rappelle Véronique Vouland. Justement, compte tenu du fait que la corruption soit un fléau, elle a reconnu – dans un premier temps – que des avancées ont été enregistrées, « des jugements et des arrestations ont eu lieu », mais a informé, dans un second temps que « la présence de tous les partenaires de Madagascar montre que nous sommes vigilants sur la lutte contre la corruption ». Notons qu’outre les matériels informatiques, une convention d’un montant de 86 millions d’Ariary a été signée hier, lequel est destiné à financer trois séries de formations destinées au personnel du Bianco.
Aina Bovel




