
Dans la soirée de samedi, les riverains mécontents se sont rendus au CHAPA pour interpeller les médecins par rapport aux risques qu’ils encourent.
Les habitants du « fokontany » d’Ambohimiandra montent au créneau face aux risques qu’ils encourent par rapport à l’existence du site de traitement de l’épidémie de peste dans leur quartier. En effet, les riverains se sentent menacés par la propagation de la maladie. La grogne se fait sentir au sein des gens qui habitent près du Centre Hospitalier Anti-Pesteux d’Ambohimiandra (CHAPA). Malgré les affiches exhortant les proches des malades à ne pas jeter leurs déchets et leurs « cache-bouches » à l’extérieur du CHAPA, les visiteurs dudit centre continuent de faire la sourde oreille. Pas plus tard que le samedi 8 octobre dernier, après la visite du site effectuée par une délégation dirigée par un membre du gouvernement, le lieu était devenu un véritable dépotoir d’ordures et de « cache-bouches ». Les riverains ont tenté d’interpeller les gardiens du Centre Hospitalier Anti-Pesteux, leur demandant de ramasser les déchets, mais cette demande est restée vaine. Cette attitude a provoqué la colère des habitants d’Ambohimiandra.
Désinfection. Dans la soirée de samedi, les riverains mécontents se sont rendus au CHAPA pour interpeller les médecins par rapport à cette situation. Un « rodobe » qui n’a rien donné, puisque les responsables du centre ont renvoyé la responsabilité dans le camp du Bureau Municipal d’Hygiène (BMH). En effet, depuis le début de cette épidémie de peste, les gens qui habitent près du CHAPA ont demandé une opération de désinsectisation et de désinfection. Une demande qui reste sans suite pour le moment. Les médecins du Centre Hospitalier Anti-Pesteux d’Ambohimiandra ont proposé aux riverains de formuler une demande auprès du BMH. La question est donc de savoir pourquoi le Ministère de la Santé, la Commune Urbaine d’Antananarivo et les responsables étatiques ne prévoient aucune opération de riposte à l’épidémie de la peste pour les maisons situées près du site d’hébergement des malades alors que dans d’autres quartiers qui s’exposent le moins à la propagation, plusieurs descentes ont été effectuées. En tout cas, cette situation démontre l’incapacité du régime à maîtriser cette épidémie. Contrairement à ce qu’affirment les responsables au sein du Ministère de la Santé.
Davis R




